InSitu N°47 – Chaleur urbaine à Strasbourg : et si tout se jouait à l’échelle de la rue ?

Les épisodes de chaleur urbaine à Strasbourg deviennent plus fréquents et plus intenses.
À Strasbourg, comme dans de nombreuses métropoles, ces phénomènes posent des enjeux croissants en matière de santé et d’aménagement.

Mais une question demeure : mesure-t-on la chaleur à la bonne échelle ?

Des outils encore trop globaux

Les analyses de la chaleur urbaine reposent généralement sur des découpages larges : quartiers, îlots, grandes unités morphologiques.

Ces approches permettent de dégager des tendances, mais elles peinent à rendre compte d’une réalité bien connue des habitants : la sensation de chaleur peut varier fortement d’une rue à l’autre.

Observer la ville autrement

L’étude présentée dans l’InSitu n°47 propose de changer de focale.

Plutôt que d’observer la ville à grande échelle, elle s’intéresse aux conditions thermiques telles qu’elles sont vécues au niveau de la rue, en intégrant des paramètres comme la végétation, la morphologie du bâti ou encore l’exposition au soleil

Cette approche conduit à la construction d’un indicateur spécifique, le STE index, permettant de qualifier l’exposition thermique des rues.

Des contrastes de chaleur urbaine à Strasbourg

Ce travail met en évidence une réalité souvent invisible à grande échelle :
???? l’existence de contrastes thermiques très marqués sur de courtes distances.

Certaines rues apparaissent nettement plus exposées, tandis que d’autres offrent des conditions plus favorables, parfois à proximité immédiate.

Un outil pour agir face à la chaleur urbaine

En proposant une lecture plus fine de la ville, cette approche ouvre des perspectives concrètes pour :

  • l’aménagement urbain
  • les stratégies de végétalisation
  • ou encore la prise en compte du confort des usagers

Elle contribue ainsi à rapprocher analyse scientifique et action opérationnelle.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°47 – STE Index

Découvrez le groupe Occupation des sols

Bressant Clément, UMR LIVE 7362 CNRS / Université de Strasbourg
(clement.bressant@live-cnrs.unistra.fr)
Puissant Anne, UMR LIVE 7362 CNRS / Université de Strasbourg (anne.puissant@live-cnrs.unistra.fr)

InSitu n°46 – Peut-on nourrir une métropole à partir de son propre territoire ?

L’agriculture urbaine à Strasbourg soulève une question centrale : le territoire peut-il nourrir durablement ses habitants ?

En croisant données de consommation, surfaces agricoles disponibles et régimes alimentaires, l’étude met en lumière l’écart entre ce que le territoire produit aujourd’hui et les besoins alimentaires de ses habitants. Elle montre notamment jusqu’où il faudrait aller pour nourrir Strasbourg selon différents scénarios, du régime carné au régime végétarien.

L’article explore également un angle souvent invisible dans les statistiques : l’autoproduction alimentaire. Jardins familiaux, partagés et potagers privés constituent un potentiel nourricier réel, encore largement sous-estimé. Grâce au projet de recherche participative Recolte, des citoyens-jardiniers contribuent à documenter ces productions et à enrichir la connaissance du système alimentaire local.

Entre enjeux de relocalisation, souveraineté alimentaire et transition écologique, cet article apporte des clés concrètes pour penser l’alimentation à l’échelle territoriale et collective.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°46 – Mieux connaître le système agricole territorial
de l’Eurométropole de Strasbourg : simulation et comptabilité citoyenne

Découvrez le groupe Alimentation et déchets

Sandrine Glatron, LINCS, UMR 7069 CNRS / Université de Strasbourg (sandrine.glatron@misha.fr)
Isabelle Charpentier, ICUBE, UMR 7357 CNRS / Université de Strasbourg (icharpentier@unistra.fr)

InSitu n°45 – Strasbourg la nuit : quand la lumière façonne la biodiversité

Et si l’éclairage urbain modifiait bien plus que nos paysages nocturnes ?
Cet article explore l’impact de la pollution lumineuse et de la végétation urbaine sur l’activité des chauves-souris à Strasbourg.

Basée sur près de 4 000 heures d’enregistrements acoustiques nocturnes, cette étude montre que toutes les chauves-souris ne réagissent pas de la même manière à la lumière artificielle. Certaines espèces évitent les zones éclairées, tandis que d’autres y sont attirées… mais seulement dans des contextes bien précis, notamment à proximité d’espaces fortement végétalisés.

Les résultats mettent en évidence :

  • le rôle clé de l’intensité et du spectre lumineux,
  • l’importance de la hauteur et de la continuité de la végétation,
  • et les effets parfois contre-intuitifs de la modernisation de l’éclairage urbain, notamment avec les LED à lumière bleue.

Au-delà du constat scientifique, l’article ouvre des pistes concrètes pour repenser la gestion de l’éclairage et des espaces verts, afin de préserver la biodiversité nocturne tout en conciliant les usages urbains.

Un éclairage précieux sur les liens entre aménagement urbain, politiques publiques et vivant nocturne.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°45 — “Strasbourg la nuit : comment l’éclairage urbain et la végétation influencent-ils les chauves-souris ? »

Découvrez le groupe Nature en ville

Annaïs Baumann, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg – Biotope, 13 Rte du Général de Gaulle, 67300 Schiltigheim, Grand Est, France (annais.baumann@etu.unistra.fr)

Alejandro Sotillo, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg (alejandro.sotillo@live-cnrs.unistra.fr)

François Chiron, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg (francois.chiron@live-cnrs.unistra.fr)

InSitu n°44 – Des polluants organiques dans l’air de l’Eurométropole de Strasbourg ? Quelques pistes

Et si ce que nous respirons en ville était plus complexe qu’il n’y paraît ?

À Strasbourg, cette question n’est plus seulement une inquiétude diffuse : c’est un véritable sujet d’étude scientifique. Pendant un an, une équipe de chercheurs a surveillé silencieusement l’air de l’Eurométropole… et leurs conclusions pourraient bien changer notre façon de voir ce que nous respirons au quotidien.

Nous parlons souvent des NOx, des PM10 ou de l’ozone. Mais l’air urbain recèle d’autres molécules, moins connues du grand public : HAP, PCBs, pesticides organochlorés…
Des polluants organiques discrets, parfois très persistants, que l’on ne mesure pas toujours et dont l’origine est aussi variée que nos activités : chauffage, trafic, zones industrielles, biomasse.

Pour les étudier, une méthode originale a été mise en place :
des capteurs passifs installés dans quatre écoles de l’Eurométropole, exposés tous les 14 jours, capables d’absorber silencieusement les molécules en suspension.
Un dispositif à la fois simple, économique et non-intrusif, mais incroyablement révélateur.

Pourquoi cette étude nous concerne tous

Parce que ces polluants, même présents à faibles concentrations, peuvent :

  • voyager loin et longtemps dans l’atmosphère,
  • provenir de multiples sources du quotidien (chauffage, trafic…),
  • impacter la qualité de l’air près de zones habitées,
  • varier fortement selon les saisons.

Cette première cartographie fine de la pollution organique dans l’air urbain offre une base solide pour comprendre, anticiper, et mieux cibler les futures actions de surveillance.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°44 — “Des polluants organiques dans l’air de l’Eurométropole de Strasbourg ? Quelques pistes.”

Découvrez le groupe Energies, pollution de l’air, climat

Maurice Millet, Institut de Chimie et Procédés pour l’Energie l’Environnement et la Santé ICPEES, UMR 7515 CNRS / Université de Strasbourg (mmillet@unistra.fr)

Maylis Dijoux, Master 2 Sciences analytiques Université de Strasbourg (mdijoux@unistra.fr)

ZAEU Strasbourg : 10 ans d’observation pour penser la ville autrement

Depuis 2011, la Zone Atelier Environnementale Urbaine (ZAEU) explore les interactions entre les activités humaines et les écosystèmes urbains.
Membre du Réseau des Zones Ateliers du CNRS et du réseau européen eLTER, la ZAEU fait de Strasbourg un véritable laboratoire à ciel ouvert pour mieux comprendre les défis de la durabilité urbaine.

Son objectif : renforcer la place de la nature en ville, améliorer la qualité de l’air, de l’eau et des sols, et inventer des modes de vie plus durables.

Des recherches ancrées dans le territoire

Les travaux de la ZAEU ne se limitent pas aux laboratoires. Ils se déploient sur le terrain, dans toute l’Eurométropole de Strasbourg :

  • Restauration des milieux aquatiques sur l’île du Rohrschollen,
  • Solutions fondées sur la nature pour dépolluer les eaux de ruissellement à Ostwald,
  • Études sur la biodiversité urbaine et la cohabitation entre humains et espèces animales,
  • Observation du climat urbain et des effets de la pollution de l’air,
  • Réflexions sur l’agriculture urbaine et la gestion des déchets.

Chaque projet s’appuie sur une collaboration étroite entre scientifiques, collectivités et citoyens.

Dix ans de transitions et de dialogues

Le hors-série In Situ revient sur une décennie d’expérimentations, de coopérations et d’innovations.
On y découvre comment la recherche a contribué à façonner une vision intégrée de la durabilité urbaine, où écologie, société et économie se rencontrent.

Ces dix années confirment la ZAEU comme un acteur clé des transitions écologiques, un espace de recherche, de dialogue et de propositions concrètes pour les villes de demain.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu Hors série – L’Eurométropole : un terrain d’inspiration

Nadège Blond, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (nadege.blond@live-cnrs.unistra.fr)
Isabelle Charpentier, ICUBE UMR 7357 CNRS / Université de Strasbourg (icharpentier@unistra.fr)
Christophe Enaux, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (christophe.enaux@live-cnrs.unistra.fr)
Sandrine Glatron, LinCS UMR 7069 CNRS / Université de Strasbourg (sandrine.glatron@misha.fr)
Adine Hector, Ville et Eurométropole de Strasbourg (adine.hector@strasbourg.eu)
Cécilia Jagou, Ville et Eurométropole de Strasbourg (cecilia.jagou@strasbourg.eu)
Sandrine Knobé, E3S UR 1342 Université de Strasbourg (knobe@unistra.fr)
Audrey Muratet, LIVE UMR 7362 CNRS/ Université de Strasbourg (audrey.muratet@live-cnrs.unistra.fr)
Anne Puissant, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (anne.puissant@live-cnrs.unistra.fr)
Adrien Wanko, ICUBE UMR 7357 CNRS / Université de Strasbourg / ENGEES (wanko@unistra.fr)