In situ n°9

In situ n°9 : Les jardins partagés strasbourgeois : des abris pour la biodiversité ?

C’est pour caractériser la nature dans la ville que les partenaires de la ZAEU explorent différents types d’espaces urbains et contribuent à en inventorier la biodiversité. Ainsi, en 2017 et 2018, plusieurs étudiants encadrés par des scientifi ques ont travaillé sur la faune du sol, la flore spontanée et les espèces cultivées des jardins partagés. En lien avec ce qu’ils ont pu observer dans ces lieux situés sur des espaces publics, mis à la disposition et gérés par des collectifs d’habitants réunis en associations (définition du « jardin partagé » d’après le Sénat, 2002), ils ont recueilli la parole des jardiniers concernant la biodiversité qu’ils y perçoivent.

Huit jardins partagés, parmi la trentaine que compte aujourd’hui l’Eurométropole de St rasbourg, ont été échantillonnés, entre mai et août 2018. Leur choix résulte d’une recherche de « représentativité » de la diversité sociale, environnementale et urbaine des jardins eux-mêmes (dimension et localisation par rapport au centre-ville) et des quartiers dans lesquels ils se trouvent (revenu médian mensuel des ménages, densité urbaine).

Lire la suite

 

Mise à jour le 9 octobre 2019

In Situ N° 1 : Quels indicateurs et quelles unités d’analyse pour le suivi de la végétation en ville ? Application à l’Eurométropole de Strasbourg

Si le rôle de la végétation en ville est identifié, il n’est cependant pas encore évalué précisément à l’échelle de l’ensemble d’une agglomération : la végétation en ville n’est pas complètement inventoriée dans les espaces publics et sa part dans les espaces privés est souvent totalement ignorée dans les bases de données communales. Ces espaces constituent pourtant une part très importante des espaces végétalisés en ville.

Les images satellites et en particulier celles à très haute résolution spatiale (50 cm) constituent une source de données objective.

Lire la suite

Mise à jour le 5 juin 2019

In Situ N°2 : Approche interdisciplinaire de l’impact du milieu urbain sur la santé

Ce travail se propose de développer des bio-indicateurs globaux « d’effets cocktail » pour l’évaluation de la toxicité des mélanges de micropolluants urbains en effectuant une mise en regard des analyses de polluants de l’air et du sol et du vieillissement de l’organisme chez la mésange charbonnière le long d’un gradient de pollution et d’urbanisation au sein de l’Eurométropole de Strasbourg (urbain, périurbain, rural). Le cocktail de polluants (NH3, NO2, BTEX, Pesticides, HAPs, Polychlorobiphényles et éléments traces métalliques) mesurés sur les différents sites pourrait induire des dégâts physiologiques différents chez la mésange.

Lire la suite

Mise à jour le 5 juin 2019

In Situ N°3 : Les citadins artisans efficaces du compostage collectif

En 2013, la ZAEU a financé une étude ethnologique sur le compostage collectif à Strasbourg. Cette étude s’inscrivait alors dans le cadre des travaux du groupe « Ecologiser ? » qui entendait évoquer les enjeux sociaux de la question environnementale urbaine. C’est en effet une évidence, la transition écologique questionne l’urbain, son infrastructure matérielle et son métabolisme, mais aussi sa gouvernance, et naturellement les pratiques et usages de la ville par les habitants. Qu’il s’agisse de déchets, de mobilité, d’eau…, ces habitants sont depuis une vingtaine d’années la cible d’un programme global de verdissement ou d’écologisation des modes de vie.
C’est en particulier le cas pour les conduites liées à l’élimination des déchets. Pour en limiter la masse à traiter, les citoyens sont en effet invités, voire incités à recycler, trier, composter. Quelles sont les motivations et les représentations des personnes qui compostent ?

Lire la suite

Mise à jour le 18 septembre 2019

In Situ n°4 : Capteurs passifs de l’ammoniac atmosphérique en zone urbaine

L’ammoniac provient essentiellement de certaines pratiques agricoles telles que le stockage et l’épandage des effluents d’élevage sous forme de lisiers et l’utilisation d’engrais azotés. Avec 650 000 tonnes en 2010, la France est le premier émetteur d’ammoniac de l’Union européenne et il est produit à 97 % par l’agriculture (CITEPA / Rapport SECTEN 2013) et à 77 % par l’élevage (principalement bovin, mais aussi avicole et porcin). Ces émissions ont un impact sur la qualité de l’air dans les zones urbaines. Les émissions urbaines de NH3 proviennent du transport routier et de certains processus industriels.

la commission CEN TC 264 « Qualité de l’air » envisage d’introduire la mesure de l’ammoniac dans l’air ambiant comme futur sujet de travail, dans l’optique d’élaborer un document normatif européen.

Lire la suite

Mise à jour le 5 juin 2019