Un analyseur portable à fluorescence X pour quantifier la pollution métallique des eaux de ruissellement

Les eaux pluviales se chargent de polluants lorsqu’elles ruissellent sur les routes, aussi est-il est nécessaire de gérer et traiter efficacement des eaux de ruissellement. En ville, les eaux pluviales sont prises en charge par les réseaux « tout-tuyau » qui évacuent l’eau vers les stations d’épuration via les canalisations.

L’urbanisation croissante cause une imperméabilisation des sols qui :
i) accroît les flux de ruissellement d’eaux pluviales vers les stations d’épuration,
ii) sature les réseaux et,
iii) augmente les risques d’inondation et de pollution des milieux.

Dans ce contexte, les Solutions Fondées sur la Nature pour gérer les eaux pluviales sont de plus en plus
utilisées en milieu urbain par les collectivités publiques.

Après 11 ans de fonctionnement, l’impact du vieillissement de la zone humide sur ses fonctionnalités reste à préciser car les retours d’expérience sur de telles solutions fondées sur la nature manquent, notamment concernant l’accumulation des éléments-traces métalliques dans le substrat des filtres plantés de roseaux âgées d’une dizaine d’années et recevant uniquement des rejets urbains par temps de pluie.
Afin d’évaluer cette éventuelle accumulation, nous avons mené un diagnostic de la pollution métallique stockée au sein des filtres plantés de roseaux à l’aide d’un analyseur portable à fluorescence X (pXRF).
L’objectif est le développement d’une méthodologie de mesures insitu et ex-situ, utilisable en routine afin de réaliser des campagnes régulières de suivi de l’évolution de ces systèmes au cours du temps,
montrant ainsi l’intérêt du pXRF pour des campagnes de diagnostic ou de prédiagnostic.

Article complet et auteurs

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Découvrez le groupe Eau et durabilité

Éloïse Lenormand, ENGEES, ICUBE CNRS UMR 7357 / Université de Strasbourg, eloise.lenormand1@engees.unistra.fr
Coralie Kustner, ICUBE CNRS UMR 7357 / Université de Strasbourg, coralie.kustner@etu.unistra.fr
Isabelle Combroux, LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg, combroux@unistra.fr
Adrien Wanko LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg, wanko@unistra.fr

In Situ n°7 Dépolluer les eaux pluviales en zone urbaine

N7_Ostwaldergraben PDF

Depuis 2006, l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) a entrepris des travaux de restauration/renaturation de douze cours d’eau traversant son territoire. L’objectif était de leur rendre une bonne qualité biologique, hydraulique et paysagère, en fonction des situations spécifiques de chaque cours d’eau.

L’Ostwaldergraben est un cours d’eau urbain phréatique de 7 km, affluent de l’Ill (figure 1). Sa source se situe à Geispolsheim Gare, rue de Paris, et correspond à une résurgence de la nappe d’accompagnement de l’Ill. L’Ostwaldergraben a été canalisé il y a une quarantaine d’années et était l’exutoire de nombreux réseaux séparatifs pluviaux et de déversoirs d’orage. Les évaluations réalisées en 2006 ont révélé une dégradation importante des milieux. La qualité chimique de l’eau était mauvaise à l’aval de l’ancienne tannerie, les sédiments étaient fortement pollués en chrome et en hydrocarbures, et la biodiversité du cours d’eau était très faible. L’Ostwaldergaben fait partie de ce programme de restauration/renaturation.

Référence bibliographique : Walaszek M., Wanko A., Pomies M. (2018) Dépolluer les eaux pluviales en zone urbaine, In Situ, n°7

Mise à jour le 1er décembre 2020

In Situ n°6 – Restauration fonctionnelle des habitats alluviaux dans la Réserve Naturelle de l’île du Rohrschollen

 

 
Le Rhin est l’un des fleuves les plus domestiqués d’Europe, notamment dans sa partie méridionale, entre Bâle et Iffezheim. Dans ce secteur, les aménagements ont débuté vers le milieu du XIXe siècle et se sont poursuivis jusqu’au XXe siècle. En moins de 150 ans, le paysage rhénan a radicalement changé.
 
L’île du Rohrschollen a fait l’objet d’un ambitieux projet européen de restauration (LIFE+) mené par la Ville de Strasbourg (2010-2015) pour remédier partiellement aux importantes altérations causées par ces aménagements. L’objectif est de restaurer la dynamique des habitats alluviaux du site, ce qui nécessitait de recouvrer des submersions dyna-miques (eaux courantes) et fréquentes calquées sur le régime hydrologique du Rhin (dès que le débit du Rhin excède 1 550 m3/s).
 
Référence bibliographique :
Eschbach D., Schmitt L., Lonchampt F. (2018) Restauration fonctionnelle des habitats alluviaux dans la Réserve Naturelle de l’île du Rohrschollen, In Situ, n°6