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ZAEU Strasbourg : 10 ans d’observation pour penser la ville autrement

Depuis 2011, la Zone Atelier Environnementale Urbaine (ZAEU) explore les interactions entre les activités humaines et les écosystèmes urbains.
Membre du Réseau des Zones Ateliers du CNRS et du réseau européen eLTER, la ZAEU fait de Strasbourg un véritable laboratoire à ciel ouvert pour mieux comprendre les défis de la durabilité urbaine.

Son objectif : renforcer la place de la nature en ville, améliorer la qualité de l’air, de l’eau et des sols, et inventer des modes de vie plus durables.

Des recherches ancrées dans le territoire

Les travaux de la ZAEU ne se limitent pas aux laboratoires. Ils se déploient sur le terrain, dans toute l’Eurométropole de Strasbourg :

  • Restauration des milieux aquatiques sur l’île du Rohrschollen,
  • Solutions fondées sur la nature pour dépolluer les eaux de ruissellement à Ostwald,
  • Études sur la biodiversité urbaine et la cohabitation entre humains et espèces animales,
  • Observation du climat urbain et des effets de la pollution de l’air,
  • Réflexions sur l’agriculture urbaine et la gestion des déchets.

Chaque projet s’appuie sur une collaboration étroite entre scientifiques, collectivités et citoyens.

Dix ans de transitions et de dialogues

Le hors-série In Situ revient sur une décennie d’expérimentations, de coopérations et d’innovations.
On y découvre comment la recherche a contribué à façonner une vision intégrée de la durabilité urbaine, où écologie, société et économie se rencontrent.

Ces dix années confirment la ZAEU comme un acteur clé des transitions écologiques, un espace de recherche, de dialogue et de propositions concrètes pour les villes de demain.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu Hors série – L’Eurométropole : un terrain d’inspiration

Nadège Blond, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (nadege.blond@live-cnrs.unistra.fr)
Isabelle Charpentier, ICUBE UMR 7357 CNRS / Université de Strasbourg (icharpentier@unistra.fr)
Christophe Enaux, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (christophe.enaux@live-cnrs.unistra.fr)
Sandrine Glatron, LinCS UMR 7069 CNRS / Université de Strasbourg (sandrine.glatron@misha.fr)
Adine Hector, Ville et Eurométropole de Strasbourg (adine.hector@strasbourg.eu)
Cécilia Jagou, Ville et Eurométropole de Strasbourg (cecilia.jagou@strasbourg.eu)
Sandrine Knobé, E3S UR 1342 Université de Strasbourg (knobe@unistra.fr)
Audrey Muratet, LIVE UMR 7362 CNRS/ Université de Strasbourg (audrey.muratet@live-cnrs.unistra.fr)
Anne Puissant, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (anne.puissant@live-cnrs.unistra.fr)
Adrien Wanko, ICUBE UMR 7357 CNRS / Université de Strasbourg / ENGEES (wanko@unistra.fr)

Appel à projets ZAEU 2027 : les projets proposés

Dans le cadre de son appel à projets 2027, la Zone Atelier Environnementale Urbaine (ZAEU) poursuit sa mission de soutien à la recherche interdisciplinaire sur les enjeux environnementaux en milieu urbain.

Cette nouvelle édition a permis de faire émerger plusieurs propositions de recherche, témoignant de l’intérêt de la communauté scientifique pour les problématiques environnementales et sociétales qui traversent nos territoires.

À travers cet appel, la ZAEU encourage les collaborations entre disciplines et favorise le développement de travaux contribuant à une meilleure compréhension des interactions entre les sociétés, les milieux urbains et leur environnement.

Découvrez ci-dessous les projets proposés dans le cadre de l’appel à projets 2027, ainsi que les équipes scientifiques qui les portent :

  •  SCOPE : Sciences et recherches participatives, Citoyenneté, Organisations locales et Participation démocratiquE – Porté par Sandrine GLATRON (LinCS UMR7069)
  • P.AS. – PASSE : Cinq cent ans d’interactions entre le Rhin et les aménagements portuaires de Strasbourg – Porté par Ferréol SALOMON (Live UMR 7362)
  • CAM-R : Cartographie de l’Accumulation des Macroplastiques en Rivière : caractérisation de la connectivité lit mineur – lit majeur pour détecter les zones de dépôts et estimer les temps de résidence – Porté par Gilles RIXHON (Live UMR 7362)
  • OBSCLIM-EMS : Réseau d’observation microclimatique et environnemental de l’Eurométropole de Strasbourg : données, FAIRisation et valorisation scientifique – Porté par Anne PUISSANT (Live UMR 7362/ Theia UAR 2013)
  • DdBZAEU : Création d’une base de données de la Zone Atelier Environnementale Urbaine – Porté par Nadège BLOND (Live UMR7362), Paul BOIS (Icube UMR7357), Caroline HABOLD (IPHC UMR7178)
  • CAPPCLIM 2027 : Cadre d’analyse des Perceptions et Pratiques des habitants face au changement CLIMatique pour un suivi et une évolution habitant-centrée des politiques publiques – Porté par Nadège BLOND (Live UMR7362)
  • PoPActiRhin : Pollution du Parc d’activités d’Illkirch au Rhin Tortu – Etude exploratoire- Porté par Maurice MILLET (ICPEES UMR7515)
  • KRIMMERI 2 : SENS’EAU 4 : Krimmeri 2 – Du relevé citoyen mensuel à l’observation continue du Rhin Tortu
  • CONTRAT : Evaluation de la CONTraception du RAT brun comme alternative à la régulation létale pour la gestion du rat brun et du risque zoonotique associé en milieu urbain – Porté par Caroline HABOLD (DEPE)
  • PhénoComm : Efft des îlots de chaleur urbains et des pratiques de gestion sur la phénologie reproductive des communautés végétales – Porté par Audrey MURATET (Live UMR7362)
  • SSL-P : Self Supervised Learning for macro Plastic identification – Porté par Valentin CHARDON (Live UMR7362)

Une dynamique de recherche collective au service du territoire

À travers ces nouvelles propositions, la ZAEU réaffirme son engagement en faveur d’une recherche interdisciplinaire, ancrée dans les enjeux environnementaux et sociétaux du territoire. Ces projets témoignent de la diversité des approches scientifiques mobilisées pour mieux comprendre les transformations des milieux urbains et accompagner les réflexions sur leur devenir.

Cette dynamique collective contribue à faire de la ZAEU un espace privilégié de dialogue, de collaboration et de production de connaissances sur les relations entre ville, société et environnement.

InSitu n°48 – L’intelligence artificielle peut-elle mieux suivre les déchets en rivière ?

Les déchets transportés par les cours d’eau constituent une source importante de pollution des milieux aquatiques et marins. Pourtant, mesurer les flux de déchets en rivière reste complexe : les observations de terrain sont ponctuelles, souvent réalisées de jour, alors que le transport des déchets varie fortement dans le temps.

Comment, dès lors, observer ces flux de manière plus régulière et mieux comprendre leur dynamique ?

Des caméras et de l’intelligence artificielle pour observer les rivières

C’est la piste explorée par une équipe de recherche sur deux cours d’eau de l’Eurométropole de Strasbourg : le Steingiessen et la Bruche.

L’objectif : associer caméras et intelligence artificielle pour détecter automatiquement les déchets flottants et envisager, à terme, un suivi continu, de jour comme de nuit. Sur le Steingiessen, deux caméras ont ainsi permis de constituer un jeu de données de plusieurs milliers d’images destiné à l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle.

Mais détecter une bouteille ou un sac plastique sur une rivière n’est qu’une partie du problème. Comment s’assurer que l’intelligence artificielle reconnaît réellement un déchet qu’elle n’a encore jamais rencontré ? Un modèle développé sur une rivière peut-il fonctionner sur une autre, dans un environnement différent ?

De la détection à un observatoire des déchets flottants ?

Ces questions sont au cœur de l’InSitu n°48. Les chercheurs y présentent leur protocole, les modèles d’apprentissage profond testés et les précautions méthodologiques nécessaires pour évaluer leurs performances dans des conditions proches du terrain.

Les premiers travaux ouvrent également une perspective plus large : celle de stations autonomes dotées d’une intelligence artificielle embarquée et, à terme, d’un observatoire des flux de déchets flottants à l’échelle du Bas-Rhin.

Comment les modèles ont-ils été entraînés ? Quels biais peuvent fausser leurs performances ? Et surtout, une IA entraînée sur le Steingiessen peut-elle reconnaître les déchets de la Bruche ?

→ Découvrez la méthode et les résultats dans l’InSitu n°48 : L’intelligence artificielle pour suivre les macro-déchets en rivière, une solution généralisable ?

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°48- Plastigiessen

Découvrez le groupe Eau et durabilité

 Gauthier Grimmer, UMR LIVE 7362 CNRS / Faculté de géographie de Strasbourg (g.grimmer@unistra.fr)

 Romain Wenger, CESBIO-CNES/CNRS/INRAE/IRD / Université de Toulouse (romain.wenger@utoulouse.fr)

 Valentin Chardon, UMR LIVE 7362 CNRS / Faculté de géographie de Strasbourg
(valentin.chardon@live-cnrs.unistra.fr )

InSitu N°47 – Chaleur urbaine à Strasbourg : et si tout se jouait à l’échelle de la rue ?

Les épisodes de chaleur urbaine à Strasbourg deviennent plus fréquents et plus intenses.
À Strasbourg, comme dans de nombreuses métropoles, ces phénomènes posent des enjeux croissants en matière de santé et d’aménagement.

Mais une question demeure : mesure-t-on la chaleur à la bonne échelle ?

Des outils encore trop globaux

Les analyses de la chaleur urbaine reposent généralement sur des découpages larges : quartiers, îlots, grandes unités morphologiques.

Ces approches permettent de dégager des tendances, mais elles peinent à rendre compte d’une réalité bien connue des habitants : la sensation de chaleur peut varier fortement d’une rue à l’autre.

Observer la ville autrement

L’étude présentée dans l’InSitu n°47 propose de changer de focale.

Plutôt que d’observer la ville à grande échelle, elle s’intéresse aux conditions thermiques telles qu’elles sont vécues au niveau de la rue, en intégrant des paramètres comme la végétation, la morphologie du bâti ou encore l’exposition au soleil

Cette approche conduit à la construction d’un indicateur spécifique, le STE index, permettant de qualifier l’exposition thermique des rues.

Des contrastes de chaleur urbaine à Strasbourg

Ce travail met en évidence une réalité souvent invisible à grande échelle :
l’existence de contrastes thermiques très marqués sur de courtes distances.

Certaines rues apparaissent nettement plus exposées, tandis que d’autres offrent des conditions plus favorables, parfois à proximité immédiate.

Un outil pour agir face à la chaleur urbaine

En proposant une lecture plus fine de la ville, cette approche ouvre des perspectives concrètes pour :

  • l’aménagement urbain
  • les stratégies de végétalisation
  • ou encore la prise en compte du confort des usagers

Elle contribue ainsi à rapprocher analyse scientifique et action opérationnelle.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°47 – STE Index

Découvrez le groupe Occupation des sols

Bressant Clément, UMR LIVE 7362 CNRS / Université de Strasbourg
(clement.bressant@live-cnrs.unistra.fr)
Puissant Anne, UMR LIVE 7362 CNRS / Université de Strasbourg (anne.puissant@live-cnrs.unistra.fr)

InSitu n°46 – Peut-on nourrir une métropole à partir de son propre territoire ?

L’agriculture urbaine à Strasbourg soulève une question centrale : le territoire peut-il nourrir durablement ses habitants ?

En croisant données de consommation, surfaces agricoles disponibles et régimes alimentaires, l’étude met en lumière l’écart entre ce que le territoire produit aujourd’hui et les besoins alimentaires de ses habitants. Elle montre notamment jusqu’où il faudrait aller pour nourrir Strasbourg selon différents scénarios, du régime carné au régime végétarien.

L’article explore également un angle souvent invisible dans les statistiques : l’autoproduction alimentaire. Jardins familiaux, partagés et potagers privés constituent un potentiel nourricier réel, encore largement sous-estimé. Grâce au projet de recherche participative Recolte, des citoyens-jardiniers contribuent à documenter ces productions et à enrichir la connaissance du système alimentaire local.

Entre enjeux de relocalisation, souveraineté alimentaire et transition écologique, cet article apporte des clés concrètes pour penser l’alimentation à l’échelle territoriale et collective.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°46 – Mieux connaître le système agricole territorial
de l’Eurométropole de Strasbourg : simulation et comptabilité citoyenne

Découvrez le groupe Alimentation et déchets

Sandrine Glatron, LINCS, UMR 7069 CNRS / Université de Strasbourg (sandrine.glatron@misha.fr)
Isabelle Charpentier, ICUBE, UMR 7357 CNRS / Université de Strasbourg (icharpentier@unistra.fr)

InSitu n°45 – Strasbourg la nuit : quand la lumière façonne la biodiversité

Et si l’éclairage urbain modifiait bien plus que nos paysages nocturnes ?
Cet article explore l’impact de la pollution lumineuse et de la végétation urbaine sur l’activité des chauves-souris à Strasbourg.

Basée sur près de 4 000 heures d’enregistrements acoustiques nocturnes, cette étude montre que toutes les chauves-souris ne réagissent pas de la même manière à la lumière artificielle. Certaines espèces évitent les zones éclairées, tandis que d’autres y sont attirées… mais seulement dans des contextes bien précis, notamment à proximité d’espaces fortement végétalisés.

Les résultats mettent en évidence :

  • le rôle clé de l’intensité et du spectre lumineux,
  • l’importance de la hauteur et de la continuité de la végétation,
  • et les effets parfois contre-intuitifs de la modernisation de l’éclairage urbain, notamment avec les LED à lumière bleue.

Au-delà du constat scientifique, l’article ouvre des pistes concrètes pour repenser la gestion de l’éclairage et des espaces verts, afin de préserver la biodiversité nocturne tout en conciliant les usages urbains.

Un éclairage précieux sur les liens entre aménagement urbain, politiques publiques et vivant nocturne.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°45 — “Strasbourg la nuit : comment l’éclairage urbain et la végétation influencent-ils les chauves-souris ? »

Découvrez le groupe Nature en ville

Annaïs Baumann, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg – Biotope, 13 Rte du Général de Gaulle, 67300 Schiltigheim, Grand Est, France (annais.baumann@etu.unistra.fr)

Alejandro Sotillo, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg (alejandro.sotillo@live-cnrs.unistra.fr)

François Chiron, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg (francois.chiron@live-cnrs.unistra.fr)