La Zone Atelier Environnementale Urbaine (ZAEU) a le plaisir d’annoncer que l’École Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg (ENGEES) rejoint officiellement le cercle de ses partenaires financeurs, aux côtés de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS), du CNRS et de l’Université de Strasbourg (UNISTRA).
Un partenariat renforcé autour des enjeux environnementaux urbains
L’ENGEES est un acteur de longue date de la ZAEU. Ses enseignants-chercheurs et doctorants participent activement aux projets de recherche et aux actions de terrain menées sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg.
En rejoignant aujourd’hui les partenaires institutionnels et financiers de la ZAEU, l’ENGEES confirme son engagement en faveur d’une recherche pluridisciplinaire et appliquée au service des territoires urbains durables.
Un soutien qui dépasse désormais l’implication humaine
Jusqu’à présent, l’ENGEES soutenait la ZAEU par la mobilisation de ses équipes et leur expertise scientifique. Désormais, son appui s’étend également au financement direct de l’infrastructure, marquant une étape importante dans la consolidation du réseau et dans la reconnaissance du rôle de la ZAEU comme plateforme de recherche et d’expérimentation sur la ville durable.
« Nous remercions vivement l’ENGEES pour ce nouveau soutien, qui va désormais au-delà de l’implication de son personnel, engagé depuis l’émergence de la ZAEU. » — La direction de la Zone Atelier Environnementale Urbaine
Ensemble pour des villes plus durables et résilientes
Cette évolution témoigne d’une volonté commune : renforcer la coopération entre établissements d’enseignement supérieur, collectivités et organismes de recherche pour mieux comprendre et accompagner les transformations écologiques des territoires urbains.
Avec ce nouveau partenariat, la ZAEU consolide son ancrage local et son rôle au sein du Réseau des Zones Ateliers (RZA) et du réseau européen eLTER, tout en poursuivant sa mission : produire des connaissances actionnables au service de la durabilité urbaine.
Anne Puissant, membre actif de la ZAEU dans le groupe thématique occupation des sols, prend la direction du pôle Theia ( pôle de données sur les surfaces continentales). Dans l’interview ci-dessous, elle esquisse les principaux défis que Theia va devoir relever dans les années qui viennent et ses axes de réponses.
Vous venez de prendre la direction scientifique du pôle Theia, à la suite de Nicolas Baghdadi. Que pouvez-vous nous dire de votre parcours et de votre vision de Theia ?
Anne Puissant, nouvelle directrice du pôle Theia : Géographe et géomaticienne de formation, je suis impliquée dans le domaine de l’Observation de la Terre depuis le début de ma carrière. Mes travaux de recherche portent sur la caractérisation et l’analyse de la dynamique des écosystèmes, le plus souvent urbains/périurbains (occupation des sols, trame verte, trame grise) à différentes échelles spatiales, à partir de données multi-capteurs (terrestres, aériennes et spatiales) et sur le développement de méthodes innovantes d’extraction d’informations et d’exploitation de ces données multi-capteurs. Tous ces travaux ont en commun d’être réalisés en interaction avec des acteurs académiques, institutionnels et du monde socio-économique ; une partie a déjà trouvé sa place dans le pôle.
Depuis sa création, THEIA a été moteur comme écosystème d’innovation pour la recherche et au service de l’action publique et du développement économique avec la particularité de rassembler et de faire dialoguer établissements académiques de formation et de recherche, collectivités territoriales, et entreprises.
Le pôle se trouve à l’heure actuelle à un « tournant » stratégique pour pouvoir répondre efficacement aux besoins de la communauté scientifique et des autres acteurs pour l’observation et la compréhension des surfaces continentales : données, produits, méthodes, services, formations.
Quels sont les grands chantiers que vous comptez lancer dans Theia ?
Anne Puissant : Le premier chantier est d’impliquer pleinement THEIA dans la construction de l’IR Data Terra à l’échelle nationale et à l’échelle européenne tout en veillant à faire prendre en compte la spécificité des surfaces continentales. Il faut également développer la synergie entre les différents pôles, notamment sur des thématiques transverses pour l’étude des zones à forte pression et/ou enjeux, tels que les zones urbaines, le littoral ou la montagne.
Au sein du pôle, il me parait crucial de continuer de fédérer et dynamiser les acteurs scientifiques afin de favoriser la création de variables utiles/nécessaires pour comprendre, modéliser et simuler la dynamique des surfaces continentales. Un grand chantier à mener est de soutenir le développement de méthodes et produits innovants exploitant et croisant imagerie (satellitaire, aéroportée) et données in-situ acquises sur les surfaces continentales (OZCAR/e-LTER), sur la biodiversité (PNDB) et les agro-environnements (INRAE), en lien avec les Equipex+ Terra Forma et Gaia-Data. Enfin, j’aimerais explorer une hiérarchisation des produitsTHEIA à valeur ajoutée selon les publics d’utilisateurs auxquels ils s’adressent (scientifiques, acteurs publics, acteurs privés ou grand public) et développer une culture de services afin d’accroître leur utilisation. Ceci implique d’établir des modèles de production et de diffusion économiquement viables et durables en étroite synergie avec les dispositifs existants (Pôle satellitaire, Connect by CNES, Projets SCO, etc.).
En m’inscrivant dans la continuité et le renforcement des actions menées jusqu’à présent et en toute conscience des multiples missions à accomplir, je m’engage au sein de THEIA afin de construire, avec les scientifiques et les utilisateurs privés/publics, un écosystème autour des surfaces continentales propice à l’innovation scientifique et à la diffusion de données, produits et méthodes.
Reprogrammées en 2021 après l’annulation de décembre 2021, les Prospectives de l’INEE auront lieu du 12 au 14 octobre 2022 à La Rochelle. Comme tous les cinq ans environ, ces journées de réflexions sont l’occasion de faire le point sur les grandes avancées des recherches menées au sein de l’INEE mais aussi de définir les futurs sujets à soutenir et les ressources nécessaires pour l’horizon 2025. Ces réflexions sont menées par ateliers. Les membres de la ZAEU participent activement à ces ateliers soit dans leur animation, soit par les contributions qu’ils ont soumis. Il est encore possible de proposer une contribution aux atelier jusqu’au 1er septembre.
Retrouvez ci-dessous la liste des membres de la ZAEU participant à cet évènement :
Le sol urbain est perçu comme une surface à aménager depuis que le citadin s’est coupé de la nature. Il bénéficie d’une attention nouvelle de la part des scientifiques. Avec le développement de pratiques vertes collectives à Strasbourg, la question du sol, sous l’angle socio-écologique, interroge les pratiques du compostage et du jardinage. Nous avons donc sondé les savoirs mobilisés par les usagers des sols urbains afin de connaître les savoirs mobilisés à travers leurs pratiques
Après l’évaluation de la macrofaune du sol de jardins strasbourgeois partagés (inSitu n°3 et inSitu n°13), notre étude se focalise sur les dynamiques du vivant : un aspect développé par les sciences biologiques, que ce soit à l’échelle du composteur ou du jardin. Quelles sont les connaissances incorporées à propos des transformations éventuelles ? Quelles sont les formes de vie associées au compost en gestation et à la terre du jardin ? A quoi servent les petites bêtes du sol ?
L’analyse des savoirs mobilisés par les usagers des sols urbains interroge également sur l’apport de connaissances scientifiques pour mieux faire avec la nature.
Sandrine Glatron, Directrice de recherche, Université de Strasbourg-CNRS, Laboratoire LinCS UMR7069 (sandrine.glatron@misha.fr) Véronique Philippot, chercheuse en ethnobiologie, bureau d’études Naturum Études & laboratoire LinCS (naturumetudes@gmail.com)
Face à l’impératif de transition écologique, la notion d’engagement des habitants dans des pratiques pro-environnementales a acquis une place centrale.
Au-delà de l’injonction, comment se forme l’implication des habitants et quelles places prend-elle vraiment dans la fabrication de la ville contemporaine ?
L’objet de ce séminaire est de questionner le niveau collectif de l’engagement pro-environnemental, centré sur l’habiter, en croisant retours d’expérience et mises en perspective.
Ce séminaire est issu d’un partenariat entre l’Ecoquartier Strasbourg (EQS), l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) et la Zone Atelier Environnementale Urbaine de Strasbourg (ZAEU).
Pour consulter le compte-rendu complet du séminaire Ecohabiter, cliquez ici : CR seminaire Ecohabiter
Séance 1 : Restitution du séminaire « Eco-habiter » Master de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg « Les espaces publics urbains : vecteurs de transformations écologique et politique ? » 19 janvier 2021
Les crises qui se multiplient (pandémie de covid-19, conséquences liées au réchauffement climatique, mais aussi crises de la représentation, économique…) impactent la société dans son ensemble. Dans ce séminaire nous explorons les espaces publics dans les villes du Nord comme des terrains à observer, analyser, investir et habiter. En proposant un ancrage théorique qui va du droit à la ville aux communs en passant par les enjeux d’écologie sociale et politique, nous interrogeons les espaces publics, leur conception (planification informelle, appropriation), leurs rôles (lien social, lutte contre le changement climatique, contrôle social) et leur régulation pour les penser dans leur complexité. Ce séminaire a été l’occasion de plonger les étudiant.es dans une démarche active qui allie approches théoriques et expérimentation pour favoriser la réflexivité dans la conception de ces espaces. Flyer_Seminaire_Les espaces publics urbains
Séance 2 : Construire la transition écologique par l’habiter 17 mars 2021
Les interventions de cette séance 2 ont été enregistrées. Vous pouvez les visionner en cliquant sur le titre de l’intervention, ou sur la vidéo [sauf mention contraire].
Session 1 : dynamiques collectives et pratiques pro-environnementales
Cultiver l’espace public : les jardins partagés entre participation citoyenne et écologisation de la ville
Victoria Sachsé (PhD Géographie, DynamE, Strasbourg)
[la vidéo n’est pas accessible]
Session 2 : dynamiques habitantes et démarches d’accompagnement
Mobilisation citoyenne et accompagnement à l’échelle du projet urbain du Bohrie
Alix Brignon (Chef de projets d’aménagements, EMS)
[la vidéo n’est pas accessible]