InSitu n°43 – Quand la lumière dérange : étude de la pollution lumineuse à Strasbourg

Et si les étoiles disparaissaient peu à peu de nos nuits ?
À Strasbourg, la question n’est plus seulement poétique : c’est un véritable enjeu écologique et sociétal. La Zone Atelier Environnementale Urbaine (ZAEU) a mené une étude approfondie sur la pollution lumineuse dans l’Eurométropole… et les résultats pourraient bien changer notre regard sur la ville.

L’éclairage public façonne nos nuits, rassure nos trajets et anime nos rues. Mais son impact sur notre santé, la biodiversité et l’environnement est bien plus important qu’il n’y paraît. Pour mieux comprendre ce phénomène, la ZAEU et ses partenaires ont réalisé une étude inédite sur la pollution lumineuse à Strasbourg.

L’objectif ? Mesurer l’intensité et la couleur des lumières nocturnes pour identifier leurs effets sur la faune, la flore, la consommation énergétique… et nos nuits.

Pourquoi la pollution lumineuse nous concerne tous

  • Elle désoriente les insectes nocturnes et perturbe les écosystèmes.
  • Elle peut modifier le rythme biologique des plantes et des animaux.
  • Elle a aussi des impacts sur la santé humaine, notamment sur le sommeil.
  • Et elle nous prive peu à peu de la beauté d’un ciel étoilé.

À Strasbourg, la densité urbaine et les 31 000 points lumineux recensés font de la ville un cas d’étude unique.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°43 – Quand la lumière dérange

Découvrez le groupe Occupation des sols

Yléann Guillerme, diplômé du Master 2 Gestion et Evaluation des milieux Montagnards (GEMO), Université de Toulouse Jean-Jaurès (yleann.guillerme@gmail.com)
Éric Maire, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE) UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg (eric.maire@live-cnrs.unistra.fr)
Grzegorz Skupinski, LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg (grzegorz.skupinski@cnrs.fr)
Anne Puissant, LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg (anne.puissant@live-cnrs.unistra.fr)
Adine Hector, Ville et Eurométropole de Strasbourg – Ecologie du territoire (Adine.HECTOR@strasbourg.eu)
Sébastien Wehrle, Ville et Eurométropole de Strasbourg – Géomatique (Sebastien.WEHRLE@strasbourg.eu)
François Chiron, LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg (francois.chiron@live-cnrs.unistra.fr)

L’étude de l’impact urbain sur nos oiseaux

Une équipe du Département écologie physiologie et éthologie de l’Institut pluridiscilinaire Hubert Curien (IPHc – CNRS /Unistra) faisant partie du groupe Nature en ville de la ZAEU, étudie l’impact de l’environnement urbain sur la qualité de vie des oiseaux.
Pour ce faire, des nichoirs placés en zone urbaine et en zone forestière leur permet de faire des relevés et des analyses pour comparer deux populations de mésanges charbonnières.

Cette vidéo permet d’appréhender leur travail et leur méthodologie.

L’impact urbain sur nos oiseaux

Une équipe du Département écologie physiologie et éthologie de l’Institut pluridiscilinaire Hubert Curien (IPHc – CNRS/Unistra) étudie l’impact de l’environnement urbain sur la qualité de vie des oiseaux.



Savoir(s) | Le quotidien de l’Université de Strasbourg

Une partie des résultats de recherche est abordé dans l’inSitu n°22 : Urbanisation et qualité spermatique des oiseaux.

Prospectives de l’INEE

Reprogrammées en 2021 après l’annulation de décembre 2021, les Prospectives de l’INEE auront lieu du 12 au 14 octobre 2022 à La Rochelle. Comme tous les cinq ans environ, ces journées de réflexions sont l’occasion de faire le point sur les grandes avancées des recherches menées au sein de l’INEE mais aussi de définir les futurs sujets à soutenir et les ressources nécessaires pour l’horizon 2025. 
Ces réflexions sont menées par ateliers. Les membres de la ZAEU participent activement  à ces ateliers soit dans leur animation, soit par les contributions qu’ils ont soumis. Il est encore possible de proposer une contribution aux atelier jusqu’au 1er septembre.

Retrouvez ci-dessous la liste des membres de la ZAEU participant à cet évènement : 

Les contributeurs suivants ont fait des propositions :

Projet ingénieur TPS – Mesures hydrauliques sur toitures végétalisés

Le Projet Ingénieur 2A TPS intitulé « Mesures hydrauliques sur toitures végétalisées » a été conduit par S. Le Gall (cheffe de projet), O. Marchand, J. Rohr, S. Sanchez pour répondre à une demande émanant d’I. Charpentier, membre de la ZAEU et du laboratoire Icube. Il s’agissait de mettre en place l’instrumentation nécessaire à la réalisation de mesures hydrauliques sur les toits du bâtiment de l’Eurométropole, en respectant des contraintes d’autonomie et de transfert de données.

De septembre 2018 à mai 2019, les élèves-ingénieurs ont conçu et réalisé une station météo (précipitations et température) et déversoirs munis de capteurs à ultrason pour mesurer les débits des gouttières. Ce projet leur a appris à travailler en équipe et à développer des compétences en gestion d’un projet et dans l’organisation de la vie d’une équipe. Ils ont également également approfondi leurs connaissances techniques.

La vidéo résume en 3 minutes les attendus et dispositifs crées.

Étudier le passé pour restaurer efficacement et durablement les grands fleuves

Dans le cadre d’un projet de restauration hydromorphologique conduit par la Ville de Strasbourg dans la plaine alluviale du Rhin supérieur (île du Rohrschollen), une recherche interdisciplinaire a été menée pour reconstruire la trajectoire temporelle multiséculaire de l’hydrosystème fluvial. Des analyses planimétrique, hydrologique, géomorphologique, géochronologique et physico-chimique ont été combinées entre elles pour optimiser l’efficacité et la durabilité de la restauration.

Pour cela, les chercheurs ont caractérisé le fonctionnement hydromorphologique de l’hydrosystème avant les aménagements du fleuve (forte mobilité latérale, diversité d’habitats aquatiques et riverains…), évalué les impacts des aménagements (importants dépôts de sédiments fins pollués au Zinc, en particulier le long des anciens chenaux latéraux du fleuve…), mis en évidence des risques potentiels à prendre en compte dans la restauration de grands fleuves (remobilisation de sédiments fins pouvant être pollués) et identifié les types de compartiments d’hydrosystèmes offrant un potentiel de fonctionnement élevé pour la restauration des chenaux latéraux de grands fleuves. Cette étude a été publiée dans la revue Hydrology and Earth System Sciences (HESS).

Lire l’actualité sur le site de l’INEE