L’étude de l’impact urbain sur nos oiseaux

Une équipe du Département écologie physiologie et éthologie de l’Institut pluridiscilinaire Hubert Curien (IPHc – CNRS /Unistra) faisant partie du groupe Nature en ville de la ZAEU, étudie l’impact de l’environnement urbain sur la qualité de vie des oiseaux.
Pour ce faire, des nichoirs placés en zone urbaine et en zone forestière leur permet de faire des relevés et des analyses pour comparer deux populations de mésanges charbonnières.

Cette vidéo permet d’appréhender leur travail et leur méthodologie.

L’impact urbain sur nos oiseaux

Une équipe du Département écologie physiologie et éthologie de l’Institut pluridiscilinaire Hubert Curien (IPHc – CNRS/Unistra) étudie l’impact de l’environnement urbain sur la qualité de vie des oiseaux.



Savoir(s) | Le quotidien de l’Université de Strasbourg

Une partie des résultats de recherche est abordé dans l’inSitu n°22 : Urbanisation et qualité spermatique des oiseaux.

In Situ n°22 – Urbanisation et qualité spermatique des oiseaux

L’urbanisation entraine des changements environnementaux rapides pouvant affecter le succès reproducteur chez les oiseaux. Cependant, peu d’études ont testé un indicateur de la fertilité des mâles, et donc le lien entre urbanisation et qualité spermatique chez les oiseaux.

Les causes du déclin de la diversité en milieu urbain

Si nous nous replaçons dans un contexte urbain, nous pouvons supposer que la pollution chimique pourrait affecter la densité et la qualité spermatique. Par exemple, l’exposition expérimentale de plomb a diminué le pourcentage de spermatozoïdes mobiles chez la perdrix rouge. Par ailleurs, le stress oxydant, pouvant être provoqué par l’urbanisation, peut altérer les spermatozoïdes et causer des problèmes de fertilité chez les oiseaux.

En milieu urbain, les oiseaux peuvent être exposés à une multitude de facteurs de stress, notamment des cocktails de polluants. C’est pourquoi, tester l’impact de l’urbanisation sur la fertilité des mâles semble essentiel. Cela nous permet de mieux comprendre le succès reproducteur plus faible observé en ville. Chez les oiseaux, aucune étude n’a encore tenté d’évaluer la qualité spermatique des individus urbains et de la comparer à celle des individus en forêt. Afin de tester cette hypothèse, nous avons choisi la mésange charbonnière (Parus major) comme espèce modèle. En effet, elle est présente en ville comme en forêt et accepte de nicher dans les nichoirs posés par l’Homme.

Réalisation de l’étude

Nous avons évalué le succès reproducteur sur deux sites (une ville et une forêt) et avons également capturé les adultes afin de réaliser des prélèvements de sperme sur les mâles. Nous avons donc réalisé des analyses de densité et qualité spermatique, à savoir des comptages cellulaires et des mesures morphologiques des spermatozoïdes.
Puis, ces paramètres été mis en lien avec le succès reproducteur dans les deux milieux étudiés.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : N22 – Urbanisation et qualité spermatique

Sylvie Massemin, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Agnès Saulnier, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Solène Goury, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Josefa Bleu, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Gildas Lemonnier, Enseignant-Chercheur à l’Université de Strasbourg, IPHC
Pierre Uhlrich, Enseignant-Chercheur à l’Université de Strasbourg, IPHC

In Situ n°20 – L’observation multispectrale de la biodiversité urbaine

Avant tout, il faut savoir que les communautés végétales urbaines sont soumises à des contextes d’artificialisation et de gestion variés. C’est pourquoi, depuis 2020, nous surveillons, dans le cadre du projet EvolVille, les compositions taxonomique et fonctionnelles de 60 Espaces Herbacés Urbains de l’Eurométropole de Strasbourg.

Objectif de l’étude

L’objectif est de renseigner les aménageurs et gestionnaires, grâce à l’observation multispectrale, de la biodiversité urbaine dans ces espaces. Ceci dans le but de les informer sur les influences de leurs actions sur les capacités des espèces à croître, se maintenir et se reproduire.

En outre, ce projet pourrait permettre de suivre à plus long terme la réponse des communautés de plantes aux changements globaux (climatiques et d’occupation des sols) (In-Situ n°17, 2020).

Comment cette observation multispectrale est-elle devenue possible ?


L’observation de ces sites est devenue possible au sein même de l’espace urbain en raison de la démocratisation des moyens d’acquisition d’images aériennes (notamment par drones). Mais aussi grâce à la multiplication de la mise à disposition d’images satellites toujours plus performantes. Ces améliorations portent sur :

  • la précision (résolution spatiale)
  • les possibilités d’acquisition d’informations sur les propriétés biophysiques de la végétation (résolution spectrale)
  • la revisite temporelle avec une fréquence d’acquisition presque quotidienne du territoire (résolution temporelle).

La multiplication des ces sources de télédétection est une véritable opportunité pour les scientifiques ainsi que pour les gestionnaires du territoire. Elles fournissent non seulement une information spatialisée et continue sur le territoire mais aussi de longue durée. De surcroît, cette information permet une meilleure compréhension de ces sites et de leur évolution.

Hypothèse

Nous supposons que la diversité spectrale observée dans nos images est en mesure d’expliquer la diversité des espèces relevées in-situ. Si cette hypothèse est vérifiée, la relation existante entre ces deux indicateurs pourrait permettre de prédire et de cartographier cette diversité sur de plus vastes étendues. La faisabilité et la complémentarité d’un suivi par drone sur le long terme en appui du suivi satellitaire ont également été analysées.

Article complet et Auteurs

Pour télécharger l’article complet : N20 – Observation multispectrale de la biodiversité urbaine

Anne Puissant, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE) UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg
(anne.puissant@live-cnrs.unistra.fr)
Felix Gardot, diplômé du Master 2 Observation de la Terre et Géomatique, Université de Strasbourg, ZAEU
(gardot.felix@gmail.com)
Pierre-Alexis Herrault, LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg (pierre-alexis.herrault@live-cnrs.unistra.fr)
Audrey Muratet, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (audrey.muratet@live-cnrs.unistra.fr)
Laurent Hardion, LIVE UMR 7362 CNRS/Université de Strasbourg (laurent.hardion@live-cnrs.unistra.fr)
Marc Fleck, GEO-Lab /Plateforme Géodésie et Télédétection, Faculté de géographie et d’aménagement/
Université de Strasbourg,
Mina Charnaux, Ville et Eurométropole de Strasbourg (mina.CHARNAUX@strasbourg.eu)
Adine Hector, Ville et Eurométropole de Strasbourg (Adine.HECTOR@strasbourg.eu)