InSitu n°26 : Le nourrissage des animaux sauvages en ville

Le nourrissage d’animaux sauvages en ville, phénomène mondial croissant, questionne. Si des sociologues estiment qu’il permet aux citadins une certaine expérience de nature, des biologistes montrent qu’il est néfaste à la santé animale et potentiellement risqué pour les nourrisseurs. Alors, «nourrir or not nourrir ? », telle est la question.

À cette fin, l’enquête s’est intéressée à :
(1) identifier les mécanismes impliqués dans ce comportement humain qu’est le nourrissage des animaux sauvages en ville, ses motivations et ses modalités,
(2) évaluer la perception citoyenne et l’efficacité de la campagne d’information lancée à Strasbourg simultanément à cette étude,
(3) comparer la politique de la ville avec les mesures homologues menées en France (par souci de concision, ce dernier point ne sera pas présenté ici).

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Découvrez le groupe Nature en ville

Jean-Yves Georges, Directeur de recherche CNRS, IPHC (georges@iphc.cnrs.fr)
Rémi Barbier, Professeur à l’ENGEES, directeur de l’UMR GESTE (remi.barbier@engees.unistra.fr )
Mina Charnaux, Chargée de mission « Ville Nature et Zéro pesticide », Ville et l’Eurométropole de Strasbourg (mina.charnaux@strasbourg.eu)
Philippe Hamman, Professeur à Université de Strasbourg, SAGE, (phamman@unistra.fr )
Adine Hector, Responsable Département Ecologie du Territoire à la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg
(adine.hector@strasbourg.eu)
Marie-Laure Rizzi, Chargée de mission « Animal en Ville »,Ville et l’Eurométropole de Strasbourg
(marie-laure.rizzi@strasbourg.eu)

In Situ n°22 – Urbanisation et qualité spermatique des oiseaux

L’urbanisation entraine des changements environnementaux rapides pouvant affecter le succès reproducteur chez les oiseaux. Cependant, peu d’études ont testé un indicateur de la fertilité des mâles, et donc le lien entre urbanisation et qualité spermatique chez les oiseaux.

Les causes du déclin de la diversité en milieu urbain

Si nous nous replaçons dans un contexte urbain, nous pouvons supposer que la pollution chimique pourrait affecter la densité et la qualité spermatique. Par exemple, l’exposition expérimentale de plomb a diminué le pourcentage de spermatozoïdes mobiles chez la perdrix rouge. Par ailleurs, le stress oxydant, pouvant être provoqué par l’urbanisation, peut altérer les spermatozoïdes et causer des problèmes de fertilité chez les oiseaux.

En milieu urbain, les oiseaux peuvent être exposés à une multitude de facteurs de stress, notamment des cocktails de polluants. C’est pourquoi, tester l’impact de l’urbanisation sur la fertilité des mâles semble essentiel. Cela nous permet de mieux comprendre le succès reproducteur plus faible observé en ville. Chez les oiseaux, aucune étude n’a encore tenté d’évaluer la qualité spermatique des individus urbains et de la comparer à celle des individus en forêt. Afin de tester cette hypothèse, nous avons choisi la mésange charbonnière (Parus major) comme espèce modèle. En effet, elle est présente en ville comme en forêt et accepte de nicher dans les nichoirs posés par l’Homme.

Réalisation de l’étude

Nous avons évalué le succès reproducteur sur deux sites (une ville et une forêt) et avons également capturé les adultes afin de réaliser des prélèvements de sperme sur les mâles. Nous avons donc réalisé des analyses de densité et qualité spermatique, à savoir des comptages cellulaires et des mesures morphologiques des spermatozoïdes.
Puis, ces paramètres été mis en lien avec le succès reproducteur dans les deux milieux étudiés.

Article complet et auteurs

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Sylvie Massemin, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Agnès Saulnier, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Solène Goury, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Josefa Bleu, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Gildas Lemonnier, Enseignant-Chercheur à l’Université de Strasbourg, IPHC
Pierre Uhlrich, Enseignant-Chercheur à l’Université de Strasbourg, IPHC

In Situ n°21 – Les savoirs mobilisés par les usagers des sols urbains

Le sol urbain est perçu comme une surface à aménager depuis que le citadin s’est coupé de la nature. Il bénéficie d’une attention nouvelle de la part des scientifiques. Avec le développement de pratiques vertes collectives à Strasbourg, la question du sol, sous l’angle socio-écologique, interroge les pratiques du compostage et du jardinage. Nous avons donc sondé les savoirs mobilisés par les usagers des sols urbains afin de connaître les savoirs mobilisés à travers leurs pratiques

Après l’évaluation de la macrofaune du sol de jardins strasbourgeois partagés (inSitu n°3 et inSitu n°13), notre étude se focalise sur les dynamiques du vivant : un aspect développé par les sciences biologiques, que ce soit à l’échelle du composteur ou du jardin.
Quelles sont les connaissances incorporées à propos des transformations éventuelles ? Quelles sont les formes de vie associées au compost en gestation et à la terre du jardin ? A quoi servent les petites bêtes du sol ?

L’analyse des savoirs mobilisés par les usagers des sols urbains interroge également sur l’apport de connaissances scientifiques pour mieux faire avec la nature.

Article complet et Auteurs

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Sandrine Glatron, Directrice de recherche, Université de Strasbourg-CNRS, Laboratoire LinCS UMR7069
(sandrine.glatron@misha.fr)
Véronique Philippot, chercheuse en ethnobiologie, bureau d’études Naturum Études & laboratoire LinCS (naturumetudes@gmail.com)

In Situ n°17 – Evolville, l’adaptation de la biodiversité dans l’environnement urbain

Les populations et communautés animales et végétales se réarrangent, s’accommodent et/ou s’adaptent. Comprendre les processus amenant l’adaptation de la biodiversité dans l’environnement urbain est essentiel pour concevoir des bâtiments, quartiers et villes plus écologiques et résilients.

C’est pourquoi, nous initions un observatoire. Il a pour but de mesurer les diversités taxonomiques et fonctionnelles des communautés et populations végétales qui sont soumises à des contextes d’artificialisation et de gestion variés. Nous avons donc mis en commun des compétences variées en écologie, en géomatique et en sciences humaines afin d’améliorer notre compréhension des mécanismes à l’œuvre dans l’adaptation de la biodiversité dans l’environnement urbain. C’est pourquoi, nous initions un observatoire. Il a pour but de mesurer les diversités taxonomiques et fonctionnelles des communautés et populations végétales qui sont soumises à des contextes d’artificialisation et de gestion variés. Nous avons donc mis en commun des compétences variées en écologie, en géomatique et en sciences humaines afin d’améliorer notre compréhension des mécanismes à l’œuvre dans l’adaptation de la biodiversité dans l’environnement urbain.

Comment les populations animales et végétales s’adaptent aux humains, à leurs constructions ou à leurs activités ?

Quel avenir pour ces observatoires ?

Commencé en 2020, nous avons définis nos protocoles et nous les avons testés lors qu’une phase pilote. Ensuite, notre projet vise à suivre sur le long terme les compositions taxonomique et fonctionnelle des communautés végétales dans 60 espaces herbacés urbains de l’Eurométropole de Strasbourg. Dans ce cadre, nous avons l’intention :

  • de mesurer la variabilité de ces compositions en réponse aux différentes formes urbaines, densités humaines et à la gestion appliquée
  • de préciser les mécanismes d’adaptation impliqués dans cette réponse.

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Référence bibliographique :
Muratet A., L. Hardion, C. Gros, P-A. Herrault, A. Puissant, M. Charnaux, A. Hector & S. Glatron (2021) « Evolville, l’évolution s’invite en ville »