InSitu n°45 – Strasbourg la nuit : quand la lumière façonne la biodiversité

Et si l’éclairage urbain modifiait bien plus que nos paysages nocturnes ?
Cet article explore l’impact de la pollution lumineuse et de la végétation urbaine sur l’activité des chauves-souris à Strasbourg.

Basée sur près de 4 000 heures d’enregistrements acoustiques nocturnes, cette étude montre que toutes les chauves-souris ne réagissent pas de la même manière à la lumière artificielle. Certaines espèces évitent les zones éclairées, tandis que d’autres y sont attirées… mais seulement dans des contextes bien précis, notamment à proximité d’espaces fortement végétalisés.

Les résultats mettent en évidence :

  • le rôle clé de l’intensité et du spectre lumineux,
  • l’importance de la hauteur et de la continuité de la végétation,
  • et les effets parfois contre-intuitifs de la modernisation de l’éclairage urbain, notamment avec les LED à lumière bleue.

Au-delà du constat scientifique, l’article ouvre des pistes concrètes pour repenser la gestion de l’éclairage et des espaces verts, afin de préserver la biodiversité nocturne tout en conciliant les usages urbains.

Un éclairage précieux sur les liens entre aménagement urbain, politiques publiques et vivant nocturne.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°45 — “Strasbourg la nuit : comment l’éclairage urbain et la végétation influencent-ils les chauves-souris ? »

Découvrez le groupe Nature en ville

Annaïs Baumann, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg – Biotope, 13 Rte du Général de Gaulle, 67300 Schiltigheim, Grand Est, France (annais.baumann@etu.unistra.fr)

Alejandro Sotillo, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg (alejandro.sotillo@live-cnrs.unistra.fr)

François Chiron, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg (francois.chiron@live-cnrs.unistra.fr)

ZAEU Strasbourg : 10 ans d’observation pour penser la ville autrement

Depuis 2011, la Zone Atelier Environnementale Urbaine (ZAEU) explore les interactions entre les activités humaines et les écosystèmes urbains.
Membre du Réseau des Zones Ateliers du CNRS et du réseau européen eLTER, la ZAEU fait de Strasbourg un véritable laboratoire à ciel ouvert pour mieux comprendre les défis de la durabilité urbaine.

Son objectif : renforcer la place de la nature en ville, améliorer la qualité de l’air, de l’eau et des sols, et inventer des modes de vie plus durables.

Des recherches ancrées dans le territoire

Les travaux de la ZAEU ne se limitent pas aux laboratoires. Ils se déploient sur le terrain, dans toute l’Eurométropole de Strasbourg :

  • Restauration des milieux aquatiques sur l’île du Rohrschollen,
  • Solutions fondées sur la nature pour dépolluer les eaux de ruissellement à Ostwald,
  • Études sur la biodiversité urbaine et la cohabitation entre humains et espèces animales,
  • Observation du climat urbain et des effets de la pollution de l’air,
  • Réflexions sur l’agriculture urbaine et la gestion des déchets.

Chaque projet s’appuie sur une collaboration étroite entre scientifiques, collectivités et citoyens.

Dix ans de transitions et de dialogues

Le hors-série In Situ revient sur une décennie d’expérimentations, de coopérations et d’innovations.
On y découvre comment la recherche a contribué à façonner une vision intégrée de la durabilité urbaine, où écologie, société et économie se rencontrent.

Ces dix années confirment la ZAEU comme un acteur clé des transitions écologiques, un espace de recherche, de dialogue et de propositions concrètes pour les villes de demain.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu Hors série – L’Eurométropole : un terrain d’inspiration

Nadège Blond, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (nadege.blond@live-cnrs.unistra.fr)
Isabelle Charpentier, ICUBE UMR 7357 CNRS / Université de Strasbourg (icharpentier@unistra.fr)
Christophe Enaux, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (christophe.enaux@live-cnrs.unistra.fr)
Sandrine Glatron, LinCS UMR 7069 CNRS / Université de Strasbourg (sandrine.glatron@misha.fr)
Adine Hector, Ville et Eurométropole de Strasbourg (adine.hector@strasbourg.eu)
Cécilia Jagou, Ville et Eurométropole de Strasbourg (cecilia.jagou@strasbourg.eu)
Sandrine Knobé, E3S UR 1342 Université de Strasbourg (knobe@unistra.fr)
Audrey Muratet, LIVE UMR 7362 CNRS/ Université de Strasbourg (audrey.muratet@live-cnrs.unistra.fr)
Anne Puissant, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (anne.puissant@live-cnrs.unistra.fr)
Adrien Wanko, ICUBE UMR 7357 CNRS / Université de Strasbourg / ENGEES (wanko@unistra.fr)

InSitu n°41 – Performance de BirdNET pour le suivi acoustique des oiseaux en ville

Par leur visibilité, leur expression sonore et leur présence régulière en ville, les oiseaux symbolisent une nature urbaine foisonnante et accessible. A Strasbourg, l’observation au quotidien d’oiseaux communs tels que les pigeons, moineaux, corvidés, ou mésanges, mais aussi ceux liés à des environnements plus spécifiques, comme le martin pêcheur, les cormorans, pics ou le faucon pèlerin, n’est pas rare.

Leurs chants constituent une des principales composantes du paysage sonore urbain, se mélangeant aux autres sons d’origines physique (vent, pluie, sol), biologique (sauterelles, petits-mammifères, chauves-souris, etc.) et humaine, ces derniers constituant le fond sonore de la ville.

Afin d’étudier la réponse des oiseaux aux stress urbains et évaluer l’efficacité de mesures de réduction de différentes formes de pollution, il est nécessaire de suivre la diversité et la composition en espèces d’oiseaux dans des sites représentatifs de la ville.
Pour pouvoir tirer des conclusions robustes, les observations doivent être répétées sur un nombre conséquent de sites. Dans ce but, le projet « Ecouter la ville » (2024 – 2026) entame le suivi spatial et temporel des communautés d’oiseaux dans les 59 sites composant l’observatoire Evolville de la biodiversité urbaine, au sein de l’Eurométropole de Strasbourg. Le suivi simultané sur autant de sites est rendu possible par l’usage de techniques d’échantillonnage acoustique passif puis l’analyse avec un outil de reconnaissance acoustique : BirdNet.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°41 – Un outil de reconnaissance acoustique pour le suivi des oiseaux en ville

Découvrez le groupe Nature en Ville

Héloïse JEUX, étudiante en Master 2 Gestion des Milieux Naturels, AgroParisTech Nancy (heloise.jeux@mnhn.fr)

Alejandro Sotillo, chercheur post-doctorant au Laboratoire Image, Ville, Environnement, UMR7362 UNISTRA CNRS (sotillo@unistra.fr)

François Chiron, Maître de conférences au Laboratoire Image, Ville, Environnement, UMR7362 UNISTRA CNRS (fchiron@unistra.fr)

InSitu n°40 – Les oiseaux face au réchauffement climatique

Le réchauffement climatique est caractérisé par une intensité et une durée des vagues de chaleur qui augmentent avec les années. Des températures extrêmes peuvent avoir des répercussions néfastes sur la physiologie et le comportement des individus. Les conséquences sont notamment importantes chez les oiseaux, qui sont d’autant plus sensibles aux effets thermiques. Par exemple, l’augmentation des températures modifie le cycle migratoire des oiseaux migrateurs et augmente leur mortalité.
Néanmoins, les oiseaux ont la possibilité de moduler leur physiologie pour s’acclimater et supporter des vagues de chaleur.

Les oiseaux sont considérés comme des espèces sentinelles, sensibles aux variations environnementales (pollution, température par exemple) pour évaluer les effets sur les organismes vivants.

Nous proposons d’étudier la façon dont peut se faire cette acclimatation, définir les compromis physiologiques auxquels il faut qu’ils fassent face afin d’appréhender les conséquences populationnelles.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°40 – Les oiseaux face au réchauffement climatique

Découvrez le groupe Nature en Ville

Léa PERIC, étudiante en deuxième année de master Biologie et Physiologie Intégrative à l’Université de Lyon 1 (peric.lea@wanadoo.fr)
Adrien LEVILLAIN, étudiant en troisième année de doctorat à l’Université de Strasbourg, CNRS, IPHC UMR 7178 (adrien.levillain@iphc.cnrs.fr)
Astolfo MATA, Chercheur CNRS, IPHC UMR 7178 (astolfomata@gmail.com)
Alexandre ZAHARIEV, Ingénieur d’étude, CNRS, IPHC UMR 7178 (alexandre.zahariev@iphc.cnrs.fr)
Sophie REICHERT, enseignante chercheuse à l’Université de Strasbourg, CNRS, IPHC UMR 7178
(sophie.reichert@iphc.cnrs.fr)
Sylvie MASSEMIN, Reponsable du DEPE de l’IPHC, Professeure à l’Université de Strasbourg, CNRS,
IPHC UMR 7178 (sylvie.massemin@iphc.cnrs.fr)

InSitu n°38 – Les bryophytes : quelle diversité en ville ?

La diversité des mousses, appelées également bryophytes, est méconnue en milieu urbain. Notre étude de leur distribution dans les espaces herbacées de l’Eurométropole de Strasbourg a révélé une richesse conséquente de 86 espèces, dont 17 rares pour le Bas-Rhin telles que Rhynchostegium megapolitanum ou Ephemerum recurvifolium. Cette forte diversité s’observe notamment dans les sites caillouteux et peu gérés. Ces résultats confirment le rôle des friches urbaines en tant que refuges et réservoirs de biodiversité en ville.

Les bryophytes sont fonctionnellement distinctes des plantes vasculaires, notamment dans leur gestion
de la ressource en eau. En effet, elles ne possèdent pas de vraies racines et sont poïkilohydriques1 , c’est- à-dire qu’elles peuvent se réhydrater et reprendre leur croissance après un dessèchement extrême. Par le biais de propagules ou de spores, elles sont capables de coloniser facilement des surfaces nues (sol, rocher, tronc). Elles sont donc des espèces pionnières constituant la première étape de la succession écologique dans la dynamique d’un écosystème.

Ce travail a permis d’enrichir significativement la connaissance sur les bryophytes présentes au sein des espaces herbacés de l’Eurométropole de Strasbourg et de comprendre pourquoi les sols urbains sont un vecteur de diversité.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°38 – Les bryophytes : quelle diversité en ville ?

Découvrez le groupe Nature en ville

Thomas Begoc, Université de Strasbourg, LIVE, UMR 7362, CNRS, ENGEES (thomas.begoc@etu.unistra.fr)
Laurent Hardion, Université de Strasbourg, LIVE, UMR 7362, CNRS, ENGEES
(laurent.hardion@live-cnrs.unistra.fr)
Audrey Muratet, Université de Strasbourg, LIVE, UMR 7362, CNRS, ENGEES
(audrey.muratet@live-cnrs.unistra.fr)