Les populations urbaines sont toujours exposées à des niveaux de pollution dangereux pour leur santé. Et ce, malgré une tendance, dans les pays industrialisés, à la réduction des émissions de polluants dans l’atmosphère. Dans ce contexte, outre les recherches portant sur les phénomènes physiques, la ZAEU s’est engagée depuis plusieurs années à étudier les « représentations sociales » des risques et particulièrement les représentations sociales de la pollution de l’air. En effet, la manière dont la lutte contre les pollutions et le réchauffement climatique s’organise est corrélée aux représentations qu’en ont les acteurs sociaux. Ces dernières déterminent aussi grandement les politiques et leur acceptation par la société.
L’hypothèse à l’origine de notre enquête est que les représentations sociales de la pollution de l’air et des risques encourus peut fortement influencer les modes de vie. En outre la compréhension des facteurs influençant ces représentations peut aider à mieux définir des stratégies de réduction de la pollution de l’air. Les résultats que nous présentons ici s’appuient sur diverses enquêtes par des chercheurs de l’Université de Strasbourg.
Face à l’impératif de transition écologique, la notion d’engagement des habitants dans des pratiques pro-environnementales a acquis une place centrale.
Au-delà de l’injonction, comment se forme l’implication des habitants et quelles places prend-elle vraiment dans la fabrication de la ville contemporaine ?
L’objet de ce séminaire est de questionner le niveau collectif de l’engagement pro-environnemental, centré sur l’habiter, en croisant retours d’expérience et mises en perspective.
Ce séminaire est issu d’un partenariat entre l’Ecoquartier Strasbourg (EQS), l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) et la Zone Atelier Environnementale Urbaine de Strasbourg (ZAEU).
Pour consulter le compte-rendu complet du séminaire Ecohabiter, cliquez ici : CR seminaire Ecohabiter
Séance 1 : Restitution du séminaire « Eco-habiter » Master de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg « Les espaces publics urbains : vecteurs de transformations écologique et politique ? » 19 janvier 2021
Les crises qui se multiplient (pandémie de covid-19, conséquences liées au réchauffement climatique, mais aussi crises de la représentation, économique…) impactent la société dans son ensemble. Dans ce séminaire nous explorons les espaces publics dans les villes du Nord comme des terrains à observer, analyser, investir et habiter. En proposant un ancrage théorique qui va du droit à la ville aux communs en passant par les enjeux d’écologie sociale et politique, nous interrogeons les espaces publics, leur conception (planification informelle, appropriation), leurs rôles (lien social, lutte contre le changement climatique, contrôle social) et leur régulation pour les penser dans leur complexité. Ce séminaire a été l’occasion de plonger les étudiant.es dans une démarche active qui allie approches théoriques et expérimentation pour favoriser la réflexivité dans la conception de ces espaces. Flyer_Seminaire_Les espaces publics urbains
Séance 2 : Construire la transition écologique par l’habiter 17 mars 2021
Les interventions de cette séance 2 ont été enregistrées. Vous pouvez les visionner en cliquant sur le titre de l’intervention, ou sur la vidéo [sauf mention contraire].
Session 1 : dynamiques collectives et pratiques pro-environnementales
Cultiver l’espace public : les jardins partagés entre participation citoyenne et écologisation de la ville
Victoria Sachsé (PhD Géographie, DynamE, Strasbourg)
[la vidéo n’est pas accessible]
Session 2 : dynamiques habitantes et démarches d’accompagnement
Mobilisation citoyenne et accompagnement à l’échelle du projet urbain du Bohrie
Alix Brignon (Chef de projets d’aménagements, EMS)
[la vidéo n’est pas accessible]
Les populations et communautés animales et végétales se réarrangent, s’accommodent et/ou s’adaptent. Comprendre les processus amenant l’adaptation de la biodiversité dans l’environnement urbain est essentiel pour concevoir des bâtiments, quartiers et villes plus écologiques et résilients.
C’est pourquoi, nous initions un observatoire. Il a pour but de mesurer les diversités taxonomiques et fonctionnelles des communautés et populations végétales qui sont soumises à des contextes d’artificialisation et de gestion variés. Nous avons donc mis en commun des compétences variées en écologie, en géomatique et en sciences humaines afin d’améliorer notre compréhension des mécanismes à l’œuvre dans l’adaptation de la biodiversité dans l’environnement urbain. C’est pourquoi, nous initions un observatoire. Il a pour but de mesurer les diversités taxonomiques et fonctionnelles des communautés et populations végétales qui sont soumises à des contextes d’artificialisation et de gestion variés. Nous avons donc mis en commun des compétences variées en écologie, en géomatique et en sciences humaines afin d’améliorer notre compréhension des mécanismes à l’œuvre dans l’adaptation de la biodiversité dans l’environnement urbain.
Comment les populations animales et végétales s’adaptent aux humains, à leurs constructions ou à leurs activités ?
Quel avenir pour ces observatoires ?
Commencé en 2020, nous avons définis nos protocoles et nous les avons testés lors qu’une phase pilote. Ensuite, notre projet vise à suivre sur le long terme les compositions taxonomique et fonctionnelle des communautés végétales dans 60 espaces herbacés urbains de l’Eurométropole de Strasbourg. Dans ce cadre, nous avons l’intention :
de mesurer la variabilité de ces compositions en réponse aux différentes formes urbaines, densités humaines et à la gestion appliquée
de préciser les mécanismes d’adaptation impliqués dans cette réponse.
Référence bibliographique : Muratet A., L. Hardion, C. Gros, P-A. Herrault, A. Puissant, M. Charnaux, A. Hector & S. Glatron (2021) « Evolville, l’évolution s’invite en ville »
Le projet de recherche Karto-District a été mené par un consortium franco-allemand réunissant les laboratoires LIVE et AMUP au sein de la Zone Atelier Environnementale Urbaine (ZAEU), la Hochschule Kehl, l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, la Wirtschaftsregion Ortenau et l’Association de Prospective Rhénane. Pendant un an (février 2020-janvier 2021), ces acteurs ont cherché à cartographier le territoire transfrontalier de l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau (EDSO)1. La pluridisciplinarité de l’équipe, réunissant géographes, économistes, architectes, chargés de mission et associatifs a permis de porter un regard large et croisé sur le territoire pour questionner la pratique, la connaissance et la représentation du territoire transfrontalier.
Référence bibliographique : Ribon B., L. Markl-Hummel & G. Skupinski (2021) « Karto-District : cartographies de l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau », In Situ, n °16.
L’énergie consommée en milieu urbain l’est essentiellement dans les secteurs du bâtiment (résidentiel/tertiaire) et des transports (respectivement environ 40% et 30% de la part totale). L’utilisation d’énergie dans les bâtiments concerne principalement la régulation thermique* : 75 % de l’énergie servent au chauffage et à la climatisation. Cette activité est responsable d’environ 25 % du total des émissions de CO2 (contre 28 % pour les transports). L’évaluation des besoins en énergie des bâtiments est un enjeu majeur des planifications territoriales et des politiques de transition énergétique pour suivre aussi bien la trajectoire des reductions des consommations/besoins en énergie et des émissions de polluants, que pour aider au dimensionnement de nouvelles infrastructures de productions d’énergies renouvelables.
Référence bibliographique :
Blond N., Kohler M. & A. Clappier (2021) « Climat urbain et besoins en chauffage des bâtiments », In Situ, n °15.