InSitu n° 27 – Un analyseur portable à fluorescence X pour quantifier la pollution métallique des eaux de ruissellement

Les eaux pluviales se chargent de polluants lorsqu’elles ruissellent sur les routes, aussi est-il est nécessaire de gérer et traiter efficacement des eaux de ruissellement. En ville, les eaux pluviales sont prises en charge par les réseaux « tout-tuyau » qui évacuent l’eau vers les stations d’épuration via les canalisations.

L’urbanisation croissante cause une imperméabilisation des sols qui :
i) accroît les flux de ruissellement d’eaux pluviales vers les stations d’épuration,
ii) sature les réseaux et,
iii) augmente les risques d’inondation et de pollution des milieux.

Dans ce contexte, les Solutions Fondées sur la Nature pour gérer les eaux pluviales sont de plus en plus
utilisées en milieu urbain par les collectivités publiques.

Après 11 ans de fonctionnement, l’impact du vieillissement de la zone humide sur ses fonctionnalités reste à préciser car les retours d’expérience sur de telles solutions fondées sur la nature manquent, notamment concernant l’accumulation des éléments-traces métalliques dans le substrat des filtres plantés de roseaux âgées d’une dizaine d’années et recevant uniquement des rejets urbains par temps de pluie.
Afin d’évaluer cette éventuelle accumulation, nous avons mené un diagnostic de la pollution métallique stockée au sein des filtres plantés de roseaux à l’aide d’un analyseur portable à fluorescence X (pXRF).
L’objectif est le développement d’une méthodologie de mesures insitu et ex-situ, utilisable en routine afin de réaliser des campagnes régulières de suivi de l’évolution de ces systèmes au cours du temps,
montrant ainsi l’intérêt du pXRF pour des campagnes de diagnostic ou de prédiagnostic.

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Éloïse Lenormand, ENGEES, ICUBE CNRS UMR 7357 / Université de Strasbourg, eloise.lenormand1@engees.unistra.fr
Coralie Kustner, ICUBE CNRS UMR 7357 / Université de Strasbourg, coralie.kustner@etu.unistra.fr
Isabelle Combroux, LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg, combroux@unistra.fr
Adrien Wanko LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg, wanko@unistra.fr

InSitu n°26 – Le nourrissage des animaux sauvages en ville

Le nourrissage d’animaux sauvages en ville, phénomène mondial croissant, questionne. Si des sociologues estiment qu’il permet aux citadins une certaine expérience de nature, des biologistes montrent qu’il est néfaste à la santé animale et potentiellement risqué pour les nourrisseurs. Alors, «nourrir or not nourrir ? », telle est la question.

À cette fin, l’enquête s’est intéressée à :
(1) identifier les mécanismes impliqués dans ce comportement humain qu’est le nourrissage des animaux sauvages en ville, ses motivations et ses modalités,
(2) évaluer la perception citoyenne et l’efficacité de la campagne d’information lancée à Strasbourg simultanément à cette étude,
(3) comparer la politique de la ville avec les mesures homologues menées en France (par souci de concision, ce dernier point ne sera pas présenté ici).

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Jean-Yves Georges, Directeur de recherche CNRS, IPHC (georges@iphc.cnrs.fr)
Rémi Barbier, Professeur à l’ENGEES, directeur de l’UMR GESTE (remi.barbier@engees.unistra.fr )
Mina Charnaux, Chargée de mission « Ville Nature et Zéro pesticide », Ville et l’Eurométropole de Strasbourg (mina.charnaux@strasbourg.eu)
Philippe Hamman, Professeur à Université de Strasbourg, SAGE, (phamman@unistra.fr )
Adine Hector, Responsable Département Ecologie du Territoire à la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg
(adine.hector@strasbourg.eu)
Marie-Laure Rizzi, Chargée de mission « Animal en Ville »,Ville et l’Eurométropole de Strasbourg
(marie-laure.rizzi@strasbourg.eu)

InSitu n°25 – Suivi et prédiction de la qualité de l’air intérieur

Nous passons environ 90 % de notre temps dans des environnements intérieurs (à la maison, dans les
transports, au travail, dans les lieux de loisirs et de commerces). Nous y sommes exposés à une grande
diversité de polluants nocifs pour notre santé : composés organiques volatiles (COVs) ou semi-volatiles
(COSVs), composés inorganiques (oxyde d’azote, etc.), aérosols, etc. L’air est ainsi parfois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur. Seulement, des variations dans l’occupation du bâtiment, des changements d’activités au sein et autour du bâtiment font fortement varier la qualité de l’air intérieur. Ainsi, effectuer le suivi et la prédiction de la qualité de l’air intérieur sur une multitude de polluants et dans un contexte fluctuant est encore un défi.

La méthodologie MS-MIAQ (Measure-Modelling for Monitoring Indoor Air Quality) développée dans le cadre de la thèse de Dr. Corentin Berger a été appliquée dans le projet MIAQ pour capturer les grandes variabilités temporelles de la qualité de l’air intérieur.

L’enjeu est d’être en mesure d’anticiper les changements éventuels dans le fonctionnement du bâtiment pour mieux prévoir sa qualité de l’air intérieur. A termes, c’est aussi de trouver les solutions pour limiter l’exposition des occupants.

L’étude peut être résumée de la manière suivante :

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Nadège Blond, Chercheur CNRS, Laboratoire Image Ville Environnement – LIVE
(nadege.blond@live-cnrs.unistra.fr)
Corentin Berger, Doctorant, Laboratoire Image Ville Environnement – LIVE
(corentin.berger@live-cnrs.unistra.fr
Jean-Luc Ponche, Enseignant-Chercheur UNISTRA, Laboratoire Image Ville Environnement – LIVE
(ponche@unistra.fr)
Didier Hauglustaine, Directeur CNRS, Laboratoire des Sciences du Climat et Environnement
(didier.hauglustaine@lsce.ipsl.fr)
Alice Micolier, Chargée de projet scientifique à Octopus Lab (alice@octopuslab.fr)
Maxence Mendez, Président et fondateur d’Octopus Lab (maxence@octopuslab.fr)

InSitu n°24 – La pratique des espaces verts

Les espaces verts sont aujourd’hui des aménagements indispensables de l’espace urbain tant leur présence est génératrice de divers bénéfices. Sources de biodiversité, barrières à la pollution ou outils de lutte contre les îlots de chaleur, ils sont aussi pour les habitants des éléments majeurs de bien-être, de bonne qualité de vie et de lieux ouverts à tous dans lesquels peuvent s’inscrire un grand
nombre d’activités de loisirs.

Cependant la pratique des espaces verts par les populations, entendue ici comme l’usage de ces lieux pour y faire des activités, est très contrastée tant en termes de fréquence que de motif(s) d’utilisation.
Au-delà des caractéristiques des populations, le présent travail vise à aller plus en avant dans la compréhension de ces pratiques en cernant simultanément :

  • la trame urbaine (aménagement et fonctionnement au quotidien)
  • les caractéristiques et représentations des populations
  • l’offre d’espaces verts du quartier.

Il s’agit donc de voir comment ces élément favorisent ou freinent l’accès aux espaces verts du quartier de résidence.

Des quartiers contrastés

Ce travail s’est attaché aux quartiers Gare et Esplanade de la ville de Strasbourg. Avec plus de 60 % de leurs habitants résidant à moins de 300 mètres d’un espace vert de plus de 5000 m2, ces deux quartiers présentent a priori une accessibilité facilitée à leurs espaces verts. Mais ces quartiers se différencient sur plusieurs critères d’intérêt pour la compréhension des pratiques.

Méthodologies et résultats

Nous avons utilisé une méthodologie mixte associant un questionnaire et des entretiens avec des personnes ressources sur leur pratique des espaces verts concernés. Cela nous a permis de définir des profils de fréquentation puis le type d’activité qu’ils pouvaient avoir. Nous avons également évalué l’évolution de la fréquentation des espaces verts depuis le premier confinement.

Article complet et auteurs

Cet article a été rédigé par le groupe Mobilité et Santé.

Vous pouvez télécharger l’article complet ici : N24-VERACCES

Mélanie Merlet, Diplômée Master 2 Aménagement, Urbanisme et Développement du Territoire, parcours
Urbanisme et Aménagement (melanie.merlet98@gmail.com)
Christophe Enaux, Université de Strasbourg, LIVE, UMR 7362 (christophe.enaux@live-cnrs.unistra.fr)
Cécilia Jagou, Ville et Eurométropole de Strasbourg (cecilia.jagou@strasbourg.eu)
Sandrine Knobé, Université de Strasbourg, E3S, UR 1342 (knobe@unistra.fr)

InSitu n°23 – Préparer à la vie en copropriété, l’apport de l’assistance à maîtrise d’ouvrage.

Le projet Cocodu résulte d’un partenariat entre EcoQuartierStrasbourg (EQS), le laboratoire GESTE et
la ZAEU. Il a consisté à évaluer une démarche d’assistance à maîtrise d’usage (AMU) afin de préparer à la vie en copropriété. EQS a conduit cette démarche auprès de 33 futurs foyers copropriétaires de la résidence Quai 33, à Strasbourg, en partenariat avec le bailleur DOMIAL. Elle part du constat que le fonctionnement d’une copropriété est une réalité complexe, c’est pourquoi il peut être bénéfique d’y préparer ses habitants.

L’accompagnement pour préparer à a vie en copropriété visait à permettre aux futurs habitants de :

  • réfléchir à l’appropriation collective des espaces partagés
  • d’avoir une meilleure connaissance du fonctionnement d’une copropriété
  • de favoriser l’émergence de projets mais aussi d’équipements communs à l’échelle de l’îlot et du quartier.

Il a débuté deux ans en amont de la livraison de la résidence puis s’est achevé un an après l’emménagement. Il s’est déroulé sous la forme d’ateliers qui ont permis de mobiliser la majorité des futurs habitants de Quai 33.

En outre, nous nous sommes interrogés aussi plus spécifiquement sur la capacité de cet accompagnement à déborder de sa cible pour favoriser des éco-pratiques.
L’hypothèse était que le capital social construit par l’accompagnement pourrait être spontanément réinvesti au bénéfice de telles pratiques, en appui à l’offre déjà inscrite dans l’îlot (le compost) ou en lien avec d’éventuelles initiatives habitantes.

Article complet et auteurs

Retrouvez l’article complet ici : N23 – COCODU

Louise Gogniat, Psychologue, louise.gogni@gmail.com
Rémi Barbier, Professeur, ENGEES, remi.barbier@engees.unistra.fr
Emmanuel Marx, Directeur, Eco-quartier Strasbourg, emmanuelmarx@
ecoquartier-strasbourg.fr