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InSitu n°26 : Le nourrissage des animaux sauvages en ville

Le nourrissage d’animaux sauvages en ville, phénomène mondial croissant, questionne. Si des sociologues estiment qu’il permet aux citadins une certaine expérience de nature, des biologistes montrent qu’il est néfaste à la santé animale et potentiellement risqué pour les nourrisseurs. Alors, «nourrir or not nourrir ? », telle est la question.

À cette fin, l’enquête s’est intéressée à :
(1) identifier les mécanismes impliqués dans ce comportement humain qu’est le nourrissage des animaux sauvages en ville, ses motivations et ses modalités,
(2) évaluer la perception citoyenne et l’efficacité de la campagne d’information lancée à Strasbourg simultanément à cette étude,
(3) comparer la politique de la ville avec les mesures homologues menées en France (par souci de concision, ce dernier point ne sera pas présenté ici).

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu 26 – Le nourrissage des animaux sauvages

Découvrez le groupe Nature en ville

Jean-Yves Georges, Directeur de recherche CNRS, IPHC (georges@iphc.cnrs.fr)
Rémi Barbier, Professeur à l’ENGEES, directeur de l’UMR GESTE (remi.barbier@engees.unistra.fr )
Mina Charnaux, Chargée de mission « Ville Nature et Zéro pesticide », Ville et l’Eurométropole de Strasbourg (mina.charnaux@strasbourg.eu)
Philippe Hamman, Professeur à Université de Strasbourg, SAGE, (phamman@unistra.fr )
Adine Hector, Responsable Département Ecologie du Territoire à la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg
(adine.hector@strasbourg.eu)
Marie-Laure Rizzi, Chargée de mission « Animal en Ville »,Ville et l’Eurométropole de Strasbourg
(marie-laure.rizzi@strasbourg.eu)

Une nouvelle directrice au pôle Theia

Anne Puissant, membre actif de la ZAEU dans le groupe thématique occupation des sols, prend la direction du pôle Theia ( pôle de données sur les surfaces continentales). Dans l’interview ci-dessous, elle esquisse les principaux défis que Theia va devoir relever dans les années qui viennent et ses axes de réponses.

Vous venez de prendre la direction scientifique du pôle Theia, à la suite de Nicolas Baghdadi. Que pouvez-vous nous dire de votre parcours et de votre vision de Theia ?

Anne Puissant, nouvelle directrice du pôle Theia : Géographe et géomaticienne de formation, je suis impliquée dans le domaine de l’Observation de la Terre depuis le début de ma carrière. Mes travaux de recherche portent sur la caractérisation et l’analyse de la dynamique des écosystèmes, le plus souvent urbains/périurbains (occupation des sols, trame verte, trame grise) à différentes échelles spatiales, à partir de données multi-capteurs (terrestres, aériennes et spatiales) et sur le développement de méthodes innovantes d’extraction d’informations et d’exploitation de ces données multi-capteurs. Tous ces travaux ont en commun d’être réalisés en interaction avec des acteurs académiques, institutionnels et du monde socio-économique ; une partie a déjà trouvé sa place dans le pôle.

Depuis sa création, THEIA a été moteur comme écosystème d’innovation pour la recherche et au service de l’action publique et du développement économique avec la particularité de rassembler et de faire dialoguer établissements académiques de formation et de recherche, collectivités territoriales, et entreprises.

Le pôle se trouve à l’heure actuelle à un « tournant » stratégique pour pouvoir répondre efficacement aux besoins de la communauté scientifique et des autres acteurs pour l’observation et la compréhension des surfaces continentales : données, produits, méthodes, services, formations.

Quels sont les grands chantiers que vous comptez lancer dans Theia ?

Anne Puissant : Le premier chantier est d’impliquer pleinement THEIA dans la construction de l’IR Data Terra à l’échelle nationale et à l’échelle européenne tout en veillant à faire prendre en compte la spécificité des surfaces continentales. Il faut également développer la synergie entre les différents pôles, notamment sur des thématiques transverses pour l’étude des zones à forte pression et/ou enjeux, tels que les zones urbaines, le littoral ou la montagne.

Au sein du pôle, il me parait crucial de continuer de fédérer et dynamiser les acteurs scientifiques afin de favoriser la création de variables utiles/nécessaires pour comprendre, modéliser et simuler la dynamique des surfaces continentales. Un grand chantier à mener est de soutenir le développement de méthodes et produits innovants exploitant et croisant imagerie (satellitaire, aéroportée) et données in-situ acquises sur les surfaces continentales (OZCAR/e-LTER), sur la biodiversité (PNDB) et les agro-environnements (INRAE), en lien avec les Equipex+ Terra Forma et Gaia-Data. Enfin, j’aimerais explorer une hiérarchisation des produits THEIA à valeur ajoutée selon les publics d’utilisateurs auxquels ils s’adressent (scientifiques, acteurs publics, acteurs privés ou grand public) et développer une culture de services afin d’accroître leur utilisation. Ceci implique d’établir des modèles de production et de diffusion économiquement viables et durables en étroite synergie avec les dispositifs existants (Pôle satellitaire, Connect by CNES, Projets SCO, etc.).

En m’inscrivant dans la continuité et le renforcement des actions menées jusqu’à présent et en toute conscience des multiples missions à accomplir, je m’engage au sein de THEIA afin de construire, avec les scientifiques et les utilisateurs privés/publics, un écosystème autour des surfaces continentales propice à l’innovation scientifique et à la diffusion de données, produits et méthodes.

Prospectives de l’INEE

Reprogrammées en 2021 après l’annulation de décembre 2021, les Prospectives de l’INEE auront lieu du 12 au 14 octobre 2022 à La Rochelle. Comme tous les cinq ans environ, ces journées de réflexions sont l’occasion de faire le point sur les grandes avancées des recherches menées au sein de l’INEE mais aussi de définir les futurs sujets à soutenir et les ressources nécessaires pour l’horizon 2025. 
Ces réflexions sont menées par ateliers. Les membres de la ZAEU participent activement  à ces ateliers soit dans leur animation, soit par les contributions qu’ils ont soumis. Il est encore possible de proposer une contribution aux atelier jusqu’au 1er septembre.

Retrouvez ci-dessous la liste des membres de la ZAEU participant à cet évènement : 

Les contributeurs suivants ont fait des propositions :

InSitu n°25 : Suivi et prédiction de la qualité de l’air intérieur

Nous passons environ 90 % de notre temps dans des environnements intérieurs (à la maison, dans les
transports, au travail, dans les lieux de loisirs et de commerces). Nous y sommes exposés à une grande
diversité de polluants nocifs pour notre santé : composés organiques volatiles (COVs) ou semi-volatiles
(COSVs), composés inorganiques (oxyde d’azote, etc.), aérosols, etc. L’air est ainsi parfois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur. Seulement, des variations dans l’occupation du bâtiment, des changements d’activités au sein et autour du bâtiment font fortement varier la qualité de l’air intérieur. Ainsi, effectuer le suivi et la prédiction de la qualité de l’air intérieur sur une multitude de polluants et dans un contexte fluctuant est encore un défi.

La méthodologie MS-MIAQ (Measure-Modelling for Monitoring Indoor Air Quality) développée dans le cadre de la thèse de Dr. Corentin Berger a été appliquée dans le projet MIAQ pour capturer les grandes variabilités temporelles de la qualité de l’air intérieur.

L’enjeu est d’être en mesure d’anticiper les changements éventuels dans le fonctionnement du bâtiment pour mieux prévoir sa qualité de l’air intérieur. A termes, c’est aussi de trouver les solutions pour limiter l’exposition des occupants.

L’étude peut être résumée de la manière suivante :

Article complet et auteurs

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Découvrez le groupe Energie, Pollution de l’air, Climat

Nadège Blond, Chercheur CNRS, Laboratoire Image Ville Environnement – LIVE
(nadege.blond@live-cnrs.unistra.fr)
Corentin Berger, Doctorant, Laboratoire Image Ville Environnement – LIVE
(corentin.berger@live-cnrs.unistra.fr
Jean-Luc Ponche, Enseignant-Chercheur UNISTRA, Laboratoire Image Ville Environnement – LIVE
(ponche@unistra.fr)
Didier Hauglustaine, Directeur CNRS, Laboratoire des Sciences du Climat et Environnement
(didier.hauglustaine@lsce.ipsl.fr)
Alice Micolier, Chargée de projet scientifique à Octopus Lab (alice@octopuslab.fr)
Maxence Mendez, Président et fondateur d’Octopus Lab (maxence@octopuslab.fr)

InSitu n°24 : La pratique des espaces verts

Les espaces verts sont aujourd’hui des aménagements indispensables de l’espace urbain tant leur présence est génératrice de divers bénéfices. Sources de biodiversité, barrières à la pollution ou outils de lutte contre les îlots de chaleur, ils sont aussi pour les habitants des éléments majeurs de bien-être, de bonne qualité de vie et de lieux ouverts à tous dans lesquels peuvent s’inscrire un grand
nombre d’activités de loisirs.

Cependant la pratique des espaces verts par les populations, entendue ici comme l’usage de ces lieux pour y faire des activités, est très contrastée tant en termes de fréquence que de motif(s) d’utilisation.
Au-delà des caractéristiques des populations, le présent travail vise à aller plus en avant dans la compréhension de ces pratiques en cernant simultanément :

  • la trame urbaine (aménagement et fonctionnement au quotidien)
  • les caractéristiques et représentations des populations
  • l’offre d’espaces verts du quartier.

Il s’agit donc de voir comment ces élément favorisent ou freinent l’accès aux espaces verts du quartier de résidence.

Des quartiers contrastés

Ce travail s’est attaché aux quartiers Gare et Esplanade de la ville de Strasbourg. Avec plus de 60 % de leurs habitants résidant à moins de 300 mètres d’un espace vert de plus de 5000 m2, ces deux quartiers présentent a priori une accessibilité facilitée à leurs espaces verts. Mais ces quartiers se différencient sur plusieurs critères d’intérêt pour la compréhension des pratiques.

Méthodologies et résultats

Nous avons utilisé une méthodologie mixte associant un questionnaire et des entretiens avec des personnes ressources sur leur pratique des espaces verts concernés. Cela nous a permis de définir des profils de fréquentation puis le type d’activité qu’ils pouvaient avoir. Nous avons également évalué l’évolution de la fréquentation des espaces verts depuis le premier confinement.

Article complet et auteurs

Cet article a été rédigé par le groupe Mobilité et Santé.

Vous pouvez télécharger l’article complet ici : N24-VERACCES

Mélanie Merlet, Diplômée Master 2 Aménagement, Urbanisme et Développement du Territoire, parcours
Urbanisme et Aménagement (melanie.merlet98@gmail.com)
Christophe Enaux, Université de Strasbourg, LIVE, UMR 7362 (christophe.enaux@live-cnrs.unistra.fr)
Cécilia Jagou, Ville et Eurométropole de Strasbourg (cecilia.jagou@strasbourg.eu)
Sandrine Knobé, Université de Strasbourg, E3S, UR 1342 (knobe@unistra.fr)