Et si l’éclairage urbain modifiait bien plus que nos paysages nocturnes ?
Cet article explore l’impact de la pollution lumineuse et de la végétation urbaine sur l’activité des chauves-souris à Strasbourg.

Basée sur près de 4 000 heures d’enregistrements acoustiques nocturnes, cette étude montre que toutes les chauves-souris ne réagissent pas de la même manière à la lumière artificielle. Certaines espèces évitent les zones éclairées, tandis que d’autres y sont attirées… mais seulement dans des contextes bien précis, notamment à proximité d’espaces fortement végétalisés.

Les résultats mettent en évidence :

  • le rôle clé de l’intensité et du spectre lumineux,
  • l’importance de la hauteur et de la continuité de la végétation,
  • et les effets parfois contre-intuitifs de la modernisation de l’éclairage urbain, notamment avec les LED à lumière bleue.

Au-delà du constat scientifique, l’article ouvre des pistes concrètes pour repenser la gestion de l’éclairage et des espaces verts, afin de préserver la biodiversité nocturne tout en conciliant les usages urbains.

Un éclairage précieux sur les liens entre aménagement urbain, politiques publiques et vivant nocturne.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : InSitu n°45 — “Strasbourg la nuit : comment l’éclairage urbain et la végétation influencent-ils les chauves-souris ? »

Découvrez le groupe Nature en ville

Annaïs Baumann, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg – Biotope, 13 Rte du Général de Gaulle, 67300 Schiltigheim, Grand Est, France (annais.baumann@etu.unistra.fr)

Alejandro Sotillo, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg (alejandro.sotillo@live-cnrs.unistra.fr)

François Chiron, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), CNRS UMR 7362, Université de Strasbourg (francois.chiron@live-cnrs.unistra.fr)