A l’heure des changements globaux et des atteintes multiples du socioécosystème (non seulement urbain mais plus largement), deux questions spécifiques visant la durabilité du SESu sont définies pour
le nouveau projet de la ZAEU :
1. Qu’estce que la santé commune ? Autrement dit, où souhaite-t-on aller ?
2. Comment transformer le territoire pour l’atteindre ? Autrement dit, comment souhaite-t-on y aller ?
Ces deux questions forment l’ossature de l’axe “Transformation du territoire et santé commune” (TTSC), défini dans le cadre de ce nouveau projet, et évolution directe du précédent axe “Transition des territoires”. Il mettra tout d’abord en discussion l’objectif même de santé commune (santé de l’écosystème, santé sociale et santé humaine, fondamentalement liées) à l’échelle de l’EMS en vue d’aboutir à une définition la plus précise et située possible (sensu Harraway 2016) de ce qui est susceptible de soutenir cet objectif à l’échelle métropolitaine.
Suite à cette définition, il soumettra chaque projet urbain à une opérationnalisation du protocole d’élaboration proposé par Collart-Dutilleul et al. (2023) : ainsi, partant d’un projet donné du territoire, il faudra définir les indicateurs adaptés et évaluer ainsi sa contribution à la santé commune, tester sa robustesse et aboutir in fine à un modèle de gouvernance et économique qui soutienne le projet dans son objectif. Cette première étape franchie, la deuxième soumettra le processus de transformation à une réflexion collective, là encore pour lui donner un caractère adapté à l’objectif défini préalablement, et situé (donc adapté au territoire). Ces deux étapes précèderont l’expérimentation qui sera alors menée à l’échelle du territoire, correspondant à la troisième étape du travail.
Le travail de cet axe sera nourri par les outils de l’approche systémique, des sciences représentées au sein de la ZAEU, de la conception collective et de la réflexivité. En lien avec les travaux menés de l’EMS, cet objectif de santé commune sera également rapproché de l’approche « One Health » qui y est actuellement développée et dans laquelle les chercheurs de la ZAEU notamment sont invités à discuter, valider ou faire évoluer cette approche. On cherchera ainsi à souligner l’intérêt de considérer les 3 santés comme intrinsèquement liées et ne pouvant être traitées séparément, et la question des ressources qui doit y être pleinement intégrée.
