Risques et eau

Les événements extrêmes notamment, suscitent des interrogations à la fois de la part des gestionnaires et des scientifiques (fréquence, répartition spatiale). Ces réflexions se traduisent par deux approches majeures : intervenir sur le changement subi (changement climatique et effets des activités anthropiques au niveau local) et sur le changement voulu (préservation écologique et accompagnement social).

Trois volets ont été identifiés :

  1. le volet prospectif qui positionne les recherches sur les capacités d’adaptation au changement climatique de l’éco-socio-système urbain ;
  1. le volet technico-économique qui prend en compte le dimensionnement des ouvrages et les réglementations d’urbanisme assurant la compatibilité entre objectifs écologiques et risques acceptés ;
  1. le volet organisationnel et sociologique de la réflexion.

Ces volets d’action peuvent être réalisés si en amont ont été qualifié les événements extrêmes et la manière d’aborder le changement climatique à l’échelle locale. Pour ce faire, il convient de tenir compte de la complexité de cet éco-socio-système en distinguant ses composants tels que, les bassins versants (naturels et urbanisés), le réseau fluvial et la nappe phréatique.

Une modélisation hydrodynamique des hautes eaux de nappes est envisagée, dans l’optique d’une compréhension des relations entre les composants du système, y compris sous l’angle de la conjonction en partie aléatoire (en raison de la localisation des fortes pluies) des phénomènes de remontée de nappe et des crues.

De même, un travail d’analyse de la vulnérabilité systémique du territoire de l’Eurométropole face aux crues est nécessaire. Celui-ci induit une compréhension des conditions de saturation du réseau d’assainissement en cas de pluies diluviennes, qui dépendent aussi de la conception et de l’exploitation du réseau.

L’appropriation des décisions concernant les risques encourus par la population est un rouage important de la résilience des territoires qu’il faut développer.