Biodiversité et agriculture urbaine

À l’exception de quelques inventaires, les recherches bibliographiques ont démontré un déficit important en matière d’étude de la végétation urbaine en France, notamment en ce qui concerne la caractérisation de la flore des espaces verts publics. Ce constat de déficience est dû à de nombreux motifs, dont la réticence des écologues à s’intéresser à la ville (Bellin, 2008), ou encore l’orientation purement esthétique de l’intérêt que les aménageurs portent au végétal, au détriment du fonctionnel (Clergeau, 2007).

L’analyse des assemblages de plantes et de leurs métriques associés (richesse spécifique, diversité, indices écologiques…) sera vue au travers de transects depuis le centre de la ville vers les zones rurales ou en considérant un certain type de milieux tel que les jardins, les pelouses, les boisements choisis dans différents contextes ou degrés d’urbanisation.

Il s’agira de déterminer les règles d’assemblages et de préciser l’impact d’une fragmentation de milieux propre au milieu urbain, le rôle du sol, les apports de graines liés à l’agriculture périurbaine, et/ou aux jardins privatifs. Les déterminants anthropiques (notamment les opérations d’entretien et la fréquentation) seront au centre de nos intérêts. Afin d’aborder cette question, des inventaires sont nécessaires et justifient la création de base de données si possible homogènes.

Nous procèderons par deux approches complémentaires, une entrée par espèce et une autre par facteur. En d’autres termes, il s’agira d’identifier et de décrire les habitats et les espèces présents sur le territoire étudié, et en parallèle de préciser l’impact de certaines variables établies (en référence à la littérature scientifique dans le domaine) sur la structuration spatiales des communautés floristiques.