Actualités

InSitu n°23 : Préparer à la vie en copropriété, l’apport de l’assistance à maîtrise d’ouvrage.

Le projet Cocodu résulte d’un partenariat entre EcoQuartierStrasbourg (EQS), le laboratoire GESTE et
la ZAEU. Il a consisté à évaluer une démarche d’assistance à maîtrise d’usage (AMU) afin de préparer à la vie en copropriété. EQS a conduit cette démarche auprès de 33 futurs foyers copropriétaires de la résidence Quai 33, à Strasbourg, en partenariat avec le bailleur DOMIAL. Elle part du constat que le fonctionnement d’une copropriété est une réalité complexe, c’est pourquoi il peut être bénéfique d’y préparer ses habitants.

L’accompagnement pour préparer à a vie en copropriété visait à permettre aux futurs habitants de :

  • réfléchir à l’appropriation collective des espaces partagés
  • d’avoir une meilleure connaissance du fonctionnement d’une copropriété
  • de favoriser l’émergence de projets mais aussi d’équipements communs à l’échelle de l’îlot et du quartier.

Il a débuté deux ans en amont de la livraison de la résidence puis s’est achevé un an après l’emménagement. Il s’est déroulé sous la forme d’ateliers qui ont permis de mobiliser la majorité des futurs habitants de Quai 33.

En outre, nous nous sommes interrogés aussi plus spécifiquement sur la capacité de cet accompagnement à déborder de sa cible pour favoriser des éco-pratiques.
L’hypothèse était que le capital social construit par l’accompagnement pourrait être spontanément réinvesti au bénéfice de telles pratiques, en appui à l’offre déjà inscrite dans l’îlot (le compost) ou en lien avec d’éventuelles initiatives habitantes.

Article complet et auteurs

Retrouvez l’article complet ici : N23 – COCODU

Louise Gogniat, Psychologue, louise.gogni@gmail.com
Rémi Barbier, Professeur, ENGEES, remi.barbier@engees.unistra.fr
Emmanuel Marx, Directeur, Eco-quartier Strasbourg, emmanuelmarx@
ecoquartier-strasbourg.fr

In Situ n°22 – Urbanisation et qualité spermatique des oiseaux

L’urbanisation entraine des changements environnementaux rapides pouvant affecter le succès reproducteur chez les oiseaux. Cependant, peu d’études ont testé un indicateur de la fertilité des mâles, et donc le lien entre urbanisation et qualité spermatique chez les oiseaux.

Les causes du déclin de la diversité en milieu urbain

Si nous nous replaçons dans un contexte urbain, nous pouvons supposer que la pollution chimique pourrait affecter la densité et la qualité spermatique. Par exemple, l’exposition expérimentale de plomb a diminué le pourcentage de spermatozoïdes mobiles chez la perdrix rouge. Par ailleurs, le stress oxydant, pouvant être provoqué par l’urbanisation, peut altérer les spermatozoïdes et causer des problèmes de fertilité chez les oiseaux.

En milieu urbain, les oiseaux peuvent être exposés à une multitude de facteurs de stress, notamment des cocktails de polluants. C’est pourquoi, tester l’impact de l’urbanisation sur la fertilité des mâles semble essentiel. Cela nous permet de mieux comprendre le succès reproducteur plus faible observé en ville. Chez les oiseaux, aucune étude n’a encore tenté d’évaluer la qualité spermatique des individus urbains et de la comparer à celle des individus en forêt. Afin de tester cette hypothèse, nous avons choisi la mésange charbonnière (Parus major) comme espèce modèle. En effet, elle est présente en ville comme en forêt et accepte de nicher dans les nichoirs posés par l’Homme.

Réalisation de l’étude

Nous avons évalué le succès reproducteur sur deux sites (une ville et une forêt) et avons également capturé les adultes afin de réaliser des prélèvements de sperme sur les mâles. Nous avons donc réalisé des analyses de densité et qualité spermatique, à savoir des comptages cellulaires et des mesures morphologiques des spermatozoïdes.
Puis, ces paramètres été mis en lien avec le succès reproducteur dans les deux milieux étudiés.

Article complet et auteurs

Pour télécharger l’article complet : N22 – Urbanisation et qualité spermatique

Sylvie Massemin, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Agnès Saulnier, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Solène Goury, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Josefa Bleu, Enseignante-Chercheuse à l’Université de Strasbourg, IPHC
Gildas Lemonnier, Enseignant-Chercheur à l’Université de Strasbourg, IPHC
Pierre Uhlrich, Enseignant-Chercheur à l’Université de Strasbourg, IPHC

In Situ n°21 – Les savoirs mobilisés par les usagers des sols urbains

Le sol urbain est perçu comme une surface à aménager depuis que le citadin s’est coupé de la nature. Il bénéficie d’une attention nouvelle de la part des scientifiques. Avec le développement de pratiques vertes collectives à Strasbourg, la question du sol, sous l’angle socio-écologique, interroge les pratiques du compostage et du jardinage. Nous avons donc sondé les savoirs mobilisés par les usagers des sols urbains afin de connaître les savoirs mobilisés à travers leurs pratiques

Après l’évaluation de la macrofaune du sol de jardins strasbourgeois partagés (inSitu n°3 et inSitu n°13), notre étude se focalise sur les dynamiques du vivant : un aspect développé par les sciences biologiques, que ce soit à l’échelle du composteur ou du jardin.
Quelles sont les connaissances incorporées à propos des transformations éventuelles ? Quelles sont les formes de vie associées au compost en gestation et à la terre du jardin ? A quoi servent les petites bêtes du sol ?

L’analyse des savoirs mobilisés par les usagers des sols urbains interroge également sur l’apport de connaissances scientifiques pour mieux faire avec la nature.

Article complet et Auteurs

Pour lire l’article complet : suivez ce lien

Sandrine Glatron, Directrice de recherche, Université de Strasbourg-CNRS, Laboratoire LinCS UMR7069
(sandrine.glatron@misha.fr)
Véronique Philippot, chercheuse en ethnobiologie, bureau d’études Naturum Études & laboratoire LinCS (naturumetudes@gmail.com)

In Situ n°20 – L’observation multispectrale de la biodiversité urbaine

Avant tout, il faut savoir que les communautés végétales urbaines sont soumises à des contextes d’artificialisation et de gestion variés. C’est pourquoi, depuis 2020, nous surveillons, dans le cadre du projet EvolVille, les compositions taxonomique et fonctionnelles de 60 Espaces Herbacés Urbains de l’Eurométropole de Strasbourg.

Objectif de l’étude

L’objectif est de renseigner les aménageurs et gestionnaires, grâce à l’observation multispectrale, de la biodiversité urbaine dans ces espaces. Ceci dans le but de les informer sur les influences de leurs actions sur les capacités des espèces à croître, se maintenir et se reproduire.

En outre, ce projet pourrait permettre de suivre à plus long terme la réponse des communautés de plantes aux changements globaux (climatiques et d’occupation des sols) (In-Situ n°17, 2020).

Comment cette observation multispectrale est-elle devenue possible ?


L’observation de ces sites est devenue possible au sein même de l’espace urbain en raison de la démocratisation des moyens d’acquisition d’images aériennes (notamment par drones). Mais aussi grâce à la multiplication de la mise à disposition d’images satellites toujours plus performantes. Ces améliorations portent sur :

  • la précision (résolution spatiale)
  • les possibilités d’acquisition d’informations sur les propriétés biophysiques de la végétation (résolution spectrale)
  • la revisite temporelle avec une fréquence d’acquisition presque quotidienne du territoire (résolution temporelle).

La multiplication des ces sources de télédétection est une véritable opportunité pour les scientifiques ainsi que pour les gestionnaires du territoire. Elles fournissent non seulement une information spatialisée et continue sur le territoire mais aussi de longue durée. De surcroît, cette information permet une meilleure compréhension de ces sites et de leur évolution.

Hypothèse

Nous supposons que la diversité spectrale observée dans nos images est en mesure d’expliquer la diversité des espèces relevées in-situ. Si cette hypothèse est vérifiée, la relation existante entre ces deux indicateurs pourrait permettre de prédire et de cartographier cette diversité sur de plus vastes étendues. La faisabilité et la complémentarité d’un suivi par drone sur le long terme en appui du suivi satellitaire ont également été analysées.

Article complet et Auteurs

Pour télécharger l’article complet : N20 – Observation multispectrale de la biodiversité urbaine

Anne Puissant, Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE) UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg
(anne.puissant@live-cnrs.unistra.fr)
Felix Gardot, diplômé du Master 2 Observation de la Terre et Géomatique, Université de Strasbourg, ZAEU
(gardot.felix@gmail.com)
Pierre-Alexis Herrault, LIVE UMR CNRS 7362 / Université de Strasbourg (pierre-alexis.herrault@live-cnrs.unistra.fr)
Audrey Muratet, LIVE UMR 7362 CNRS / Université de Strasbourg (audrey.muratet@live-cnrs.unistra.fr)
Laurent Hardion, LIVE UMR 7362 CNRS/Université de Strasbourg (laurent.hardion@live-cnrs.unistra.fr)
Marc Fleck, GEO-Lab /Plateforme Géodésie et Télédétection, Faculté de géographie et d’aménagement/
Université de Strasbourg,
Mina Charnaux, Ville et Eurométropole de Strasbourg (mina.CHARNAUX@strasbourg.eu)
Adine Hector, Ville et Eurométropole de Strasbourg (Adine.HECTOR@strasbourg.eu)

In Situ n°19 – Les freins au développement de l’agriculture biologique dans l’Eurométropole de Strasbourg

Le secteur de l’agriculture biologique (AB) dans l’Eurométropole a connu un développement important au cours des 10 dernières années. Toutefois, son développement est inférieur à la moyenne nationale ou à celui de l’Allemagne. C’est pourquoi, dans cet article, nous avançons 4 freins au développement de l’agriculture biologique dans l’EMS.

Extrait de l’article

Actuellement, 200 exploitations sont présentes dans l’EMS. Ces terres agricoles représentent plus d’un tiers de la surface totale de l’EMS. La culture de céréales recouvre la majeure partie de ces terres (environ les trois quarts).
Depuis 2010, les surfaces cultivées en agriculture biologiques ont quintuplé : le nombre d’exploitations bio dans l’EMS est passé de 7 à 19. Ce développement de la filière biologique est en partie dû aux actions menées conjointement par la ville de Strasbourg, l’EMS, la chambre d’agriculture Alsace et l’Organisation Professionnelle de l’Agriculture Biologique en Alsace.

Malgré les efforts de déployés dans l’Eurométropole de Strasbourg, le bio représente seulement 2,1% de la surface agricole utile (SAU) en 2020. C’est un niveau plus faible qu’à l’échelle nationale (8,5%). De la même façon, en Outre-Rhin, l’AB est implantée dans le Bade-Württemberg de manière beaucoup plus importante (14% des SAU, 23,5% des exploitants).

Pour télécharger l’article complet : in Situ n°19 – Les Freins au développement de l’agriculture biologique

Bibliographie

Phu Nguyen-Van : économiste, Directeur de recherche CNRS, EconomiX, CNRS & Université Paris Nanterre
Anne Stenger : économiste, Directrice de recherche INRAE, BETA, Université de Strasbourg
Emilien Veron : Doctorant, CNRS, INRAE, BETA, Université de Strasbourg